Économie du japon

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  • Publié le : 12 mai 2009
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On appelle “miracle économique” japonais la période pendant laquelle, de 1950 à 1974, l’économie japonaise connait une croissance moyenne de 10% par an, très supérieure à celle des pays développés.

L’auteur souligne tout d’abord la situation en apparence désespérée du japon à l’issue de la seconde guerre mondiale:

3 millions de morts sur une population de 73 millions au début du conflit.des pertes matérielles avec la detruction de la plupart des grandes villes.
Mais il nuance immédiatement ce propos en rappelant que cela fait régresser le Japon au niveau qu’il avait atteind… en 1935 (il est vrai en pleine crise économique mondiale (donc à un niveau inférieur à celui d’avant 1929). La guerre, souligne-t-il a également permis d’importants progrès dans certains secteurs:

laproduction d’acier a plus que doublée pendant la guerre, passant de 3 à 6,6 millions de tonnes, pour ne redescendre qu’à 5,6 à la fin du conflit.
La main d’oeuvre spécialisée n’a pas été mobilisée pour les besoins militaires, elle est donc disponible et intacte à la fin du conflit.
C’est pendant la guerre que s’est généralisé l’appel à la sous traitance qui assurera au système sa souplesse et saréactivité pendant les trente glorieuses.
C’est pendant la guerre également que se met en place le système de financement original qui consiste à faire d’une banque le créditeur privilégié d’une entreprise, à des conditions avantageuses, en échange d’un droit de regard sur sa gestion (système dit de la “banque principale”).
L’intervention de l’Etat se prolonge après-guerre avec le “contrôleadministratif” assuré par le MITI (Ministère de l’industrie et du commerce).

L’occupation américaine durera de septembre 1945 jusqu’en avril 1952. Dans un premier temps, les Américains cherchent à démocratiser la société japonaise. Ils démantèlent les zaibatsu et une nouvelle législation interdit les cartels. De même, une réforme agraire limite la concentration des terres. Cette mesure ainsi quela diffusion de nouvelles techniques agricoles, permet d’augmenter la production et d’améliorer les revenus agricoles (elle permet aussi comme à Taiwan, de limiter l’attrait des idées communistes dans les campagnes).

à partir de 1948 la responsabilité de la reconstruction passe au gouvernement japonais. Celui-ci met en place un système de production prioritaire, qui dans la période de pénuriede l’après-guerre, conduit à privilégier les industries lourdes (charbon et acier).

La détérioration de la situation en Asie orientale (perte de la Chine continentale, puis guerre de Corée) conduit les Américains à reconsidérer leur politique à l’égard du Japon. Il s’agit désormais de remettre sur pied le plus rapidement possible le pays, et d’en faire un allié. Une parité, très favorable auJapon est fixée: 1$ pour 360 yens. Elle perdurera jusqu’en 1971. la guerre de Corée stimule la croissance industrielle (indice 100 en 1949, 240 en 1954).

La période du miracle commence au début des années 50. Elle correspond à nos “trente glorieuses”. Les principaux secteurs d’activité sont alors:

le textile.
la sidérurgie.
la chimie.
le secteur de la machine-outil.
A partir du débutdes années 70, l’économie japonaise subit une série de chocs négatifs (fin du système de Bretton Woods, chocs pétroliers de 1973 et 1979, appréciation du Yen à la suite des accords du Plaza en 1985). Neanmoins, l’économie japonaise continue de croitre à un rythme de 5%/an, très supérieur donc à celui des économies occidentales.

Ce sont les années 90 qui constituent une véritable rupture, avec untaux de croissance qui ne dépasse plus 1%/an. On parle au japon de “décennie perdue”. Deux facteurs expliquent les bonnes performance de l’économie japonnaise: Les progrès technologiques et à partir des années 70 surtout les exportations. Peut-on dès lors définir un “modèle japonais”? On peut considérer que c’est la combinaison des deux modèles suivants:

Pour certains, l’originalité du...