Épistémologie

épistémologie (du grec ancien ἐπιστήμη / epistếmê « connaissance, science » et λόγος / lógos « discours ») désigne soit le domaine de la philosophie des sciences qui étudie les sciences particulières, soit la théorie de la connaissance en général.
Sommaire [masquer]  * 1 Définition * 2 Usage du mot * 3 Histoire * 3.1 Epistémologie cartésienne * 3.2 Epistémologie kantienne* 3.3 Le tournant positiviste logique * 3.4 Épistémologie contemporaine * 3.4.1 Critiques du positivisme logique * 3.4.1.1 Quine et l'« épistémologie naturalisée » * 3.4.1.2 Bertrand Russell * 3.4.1.3 Pierre Duhem * 3.4.2 La phénoménologie de Husserl * 3.4.3 Systémique et constructivisme épistémologique * 4 Les questionsépistémologiques * 4.1 La production des connaissances * 4.2 La nature des connaissances * 4.3 L'organisation des connaissances * 4.4 L'évolution des connaissances * 5 La production de la connaissance * 5.1 Induction * 5.2 Vérification * 5.3 Falsification * 5.4 Les critiques holistes * 6 La nature des connaissances * 6.1 Falsificationnisme * 6.2Relativisme * 7 L'organisation des connaissances * 8 Dynamiques de la science * 8.1 Continuisme et discontinuisme * 8.2 Internalisme et externalisme * 9 Institutions * 10 Courants épistémologiques et auteurs * 11 Annexes * 11.1 Articles connexes * 11.1.1 Par champ scientifique * 11.2 Liens externes * 11.3 Bibliographie * 11.4 Sources * 11.5 Notes etréférences |
Définition[modifier]
L'épistémologie serait selon la « tradition philosophique francophone », une branche de la philosophie des sciences qui « étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes logiques et modes d'inférence utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux, théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur originelogique, leur valeur et leur portée objective »1. Dans la tradition philosophique anglo-saxonne, l'épistémologie se confondrait avec la théorie de la connaissance, et ne porterait donc pas spécifiquement sur la connaissance scientifique. Il arrive néanmoins que ce terme soit ici utilisé comme synonyme de « philosophie des sciences »2. La distinction entre ces différentes acceptions, et notamment lerapport de l'épistémologie à la philosophie des sciences, n'est cependant pas clairement établie3. D'autre part, l'épistémologie « continentale » peut également traiter d'objets non scientifiques4. Le mot est également employé parfois pour désigner telle ou telle théorie de la connaissance. La différence entre ces deux traditions portera donc sur l'attention portée à la connaissance scientifiqueplutôt qu'à la connaissance générale.
Jean Piaget5 proposait de définir l’épistémologie « en première approximation comme l’étude de la constitution des connaissances valables », dénomination qui, selon Jean-Louis Le Moigne, permet de poser les trois grandes questions :
* Qu’est ce que la connaissance (la question gnoséologique) ?
* Comment est-elle constituée ou engendrée (la questionméthodologique) ?
* Comment apprécier sa valeur ou sa validité ?
L'enquête épistémologique peut ainsi porter sur plusieurs aspects : les modes de production de la connaissance, les fondements de cette connaissance, la dynamique de cette production. Plusieurs questions en découlent : qu'est ce qu'une connaissance ? Comment est-elle produite? Comment est-elle validée ? Sur quoi se fonde-t-elle ?Comment les connaissances sont-elles organisées ? Comment évoluent-elles (et notamment, progressent-elles ?) ?
À cela s'ajoute parfois une dimension normative de l'analyse. Il ne s'agit plus seulement de décrire la connaissance, mais de définir ce qui constitue une « bonne » connaissance.
Enfin, on doit distinguer une épistémologie générale, qui porte implicitement l'idée d'une certaine...
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