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  • Publié le : 16 novembre 2011
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Sujet : Les différents courants en économie

Question 1 :
Les principaux économistes constituant l’école classique sont :
SMITH Adam (1723-1790)
RICARDO David (1772-1823)
MALTHUS Thomas (1766-1834)
STUART MILL John (1806-1873)
BONNOT DE CONDILLAC Etienne (1715-1780)$
SAY Jean-Baptiste (1767-1832)
BASTIAT Frédéric (1801-1850)

___ : économistes anglais
___ :économistes français

Question 2 :
La pensée économique classique se développe en même temps que naissent la société industrielle et le capitalisme moderne. Ces penseurs sont principalement des philosophes (Condillac, Smith) ou des praticiens (Cantillon, Say, Turgot, Ricardo). Ils cherchent avant tout à expliquer les phénomènes de croissance, de développement et de répartition des richesses entre lesdifférentes classes sociales.
Les économistes classiques voient tous les phénomènes économiques comme interdépendants et veulent proposer une théorie générale intégrant tous les phénomènes économiques. À la suite des Physiocrates, ils croient à l'existence de lois valables à toutes les époques et dans toutes les régions du monde et cherchent à les identifier.
Leur analyse est dynamique. Ilss’intéressent aux processus de production, d’échange, de formation des prix, de formation des revenus, et non à d'hypothétiques états d'équilibre. Ils utilisent pour cela l’observation et le raisonnement logique, et ne recourent que très exceptionnellement aux mathématiques.
Cette conception de la discipline économique est commune à tous les classiques et les distingue de la plupart des écoles depensée apparues à partir de la fin du XIXe siècle, notamment des néoclassiques qui constituent aujourd'hui la tendance dominante.
Avant l'école classique, les Physiocrates cherchent à donner un fondement objectif à la valeur des choses, qu’ils placent d’abord dans la terre (Cantillon, Quesnay).
Puis les économistes classiques placeront la valeur dans le travail (Adam Smith, David Ricardo et plus tardKarl Marx). Pour ces derniers, la valeur des marchandises doit être la valeur d'échange (faculté d'une marchandise à être échangée contre une autre marchandise), dont la mesure va être le coût du travail (plus le coût du travail sera important, plus la valeur d'échange augmentera).
Après Condillac et Turgot, les classiques français se séparent sur ce point des classiques anglais en adoptant uneconception subjective de la valeur, qui repose sur l’utilité espérée des biens (« le degré d’estime que l’homme attache aux différents objets de ses désirs » (Turgot)). Ils renoncent ainsi à la notion de « prix naturel » ou « juste prix » et annoncent la position des économistes marginalistes de la fin du xixe siècle.

Question 3 :
Cette approche est celle du libéralisme classique et aurait étédiffusée « inconsciemment par des milliers d'auteurs de manuels ». Dans cette version, la « main invisible » serait une métaphore par laquelle Smith signifierait que les marchés sont autorégulateurs et conduiraient à l'harmonie sociale.
Selon cette interprétation, comme dans la Théorie des sentiments moraux, Smith se demanderait dans la Richesse des nations comment survit une communauté oùchaque individu se préoccupe avant tout de son intérêt égoïste, toutefois, il avancerait une explication nouvelle et différente de celle proposée dans son ouvrage précédent.
En fait, les actions des individus seraient coordonnées et rendues complémentaires par le marché et ce qu’il appelle la « main invisible ». Selon Smith, les « lois » du marché, associées au caractère égoïste des agentséconomiques, conduiraient à un résultat inattendu : l’harmonie sociale. La confrontation des intérêts individuels mène naturellement à la concurrence, et cette dernière amène les individus à produire ce dont la société a besoin. En effet la forte demande provoque l’envolée des prix, cette dernière amène donc naturellement les producteurs avides de profits à produire le bien recherché. L’égoïsme d’un...
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