1917, La bataille pour la terre du milieu [la première guerre mondiale]

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  • Publié le : 3 mai 2011
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1917, La Bataille des terres du milieu
Introduction :
Un écrivain blessé au début de 1917 se lance dans l’écriture d’un roman-fleuve dont les principaux titres sont Silmarillon, les frères d’Hurin, la trilogie de la Guerre de l’Anneau qui comprend la bataille des terres du milieu. Ce roman d’Heroic-fantasy est une transposition littéraire de la géopolitique anglo-saxonne et allemande,c’est-à-dire une conception des rapports de force dans le Monde ; ici, le combat pour l’espace vital qui oppose les peuples de la Terre du milieu aux peuples des mers, épris de liberté. Au même moment les anglo-saxons se rendent compte de la nécessaire solidarité qui unit les rives de l’Atlantique, celle de l’Anneau : qui contrôle les mers, contrôle les terres. 1917 est justement l’année du doute. 7.5millions de morts déjà, sans savoir comment en finir avec la guerre. Toutes les tactiques ont échoué. Aucune solution ne s’impose.

1914 : France (la Marne (AllemagneTannenberg(Russie
1915 : FranceArbric-ChampAllemagneRussie
1916 : FranceVerdun AllemagneOffensive Brussika (Russie
1917 : FranceVerdunAllemagne(Russie (Révolution 1 et 2)

La logique de guerre est allemande.C’est celle des 2 fronts. L’armée allemande peut basculer 90 divisions d'est en ouest en faisant jouer un réseau ferroviaire étiré d’un front à l’autre à cet effet. L’Allemagne ne pouvait attaquer qu’un adversaire à la fois. Il faut dire aussi que le « rouleau compresseur » russe n’a pas fonctionné et que chacun des alliés rejette la faute sur l’autre. Les Anglais regardent les Français comme desbouchers irresponsables qui gaspillent des vies humaines. Les Français, eux, regardent les Anglais comme des égoïstes qui s’économisent dès qu’il faut faire des efforts. Les Russes passent pour des incapables, mais personne à l’Ouest ne veut se demander ce que c’est qu’un moujik en uniforme qui n’a pas toujours de fusil (1/5 de l’effectif… sinon un bâton !) peut faire…
Les rapports entre Autricheet Allemagne ne sont pas sains non plus. Les Allemands suspectent les Autrichiens de trahison : les troupes austro-hongroises sont en effet composées de minorités slaves qui n’ont aucune raison d’affronter les Russes. En revanche, leur mépris pour les Turcs et les Bulgares est partagé. 1917 est l’année de « l’horrible soupçon », celui d’une guerre volontairement prolongée par les capitalistes pourfaire profit de la chair humaine (marchands de canon, mercantis (commerçant souvent malhonnête et profiteur), Schneider, Renault, Krupp, Fiat, Poutilef)
Un certain Lénine a même osé écrire l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. La guerre est la fille du capitalisme. Elle-même va accoucher la révolution. Le ras de bol de 1917, c’est le sentiment insurmontable que l’on aille mourir pourrien ou pour le profit de quelque un. Même la mort est devenue industrielle…

I) L’impossibilité d’une victoire immédiate par les deux camps

1. Le feu tue le mouvement

Quelques soit l’attaquant, un rideau de feu l’empêche de franchir la ligne adverse : une mitrailleuse crache ~ 850-1100 balles/min. Le réseau de tranchées est infranchissable : en l’état, elles sont constituées d’une 1re,2nde et 3e ligne, c’est-à-dire les éclaireurs, le gros des troupes et les réserves. Un assaut ordinaire coûte 30 à 50% des troupes engagées, soit 1200 survivants sur un régiment de 2500 soldats.
Longtemps on a vu que l’artillerie résoudrait le problème : « Poum, poum ». Le canon de 75 mm est une pièce de campagne qui soutient l’assaut des soldats. Le « crapouillot » est un mortier de tranchée trèspopulaire qui permet de bombarder par-dessus sans être visible.
Pendant toute la guerre, les 2 camps ont cherchés l’arme décisive sans la trouver :
-L’artillerie lourde utilisée massivement à Verdun s’est vu plutôt inefficace (Pétain y a organisé un système de défense (la voie sacrée) qui permet à la fois de ravitailler les soldats et de les renouveler).
— L’arme chimique mise au...
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