1950 : Le barrage contre le pacifique, premier jalon d’un itinéraire autobiographique

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  • Publié le : 22 mai 2010
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1ère s : un barrage contre le pacifique Marguerite Duras |

1950 : Le Barrage, premier jalon d’un itinéraire autobiographique
Un roman qui n’est pas autobiographique mais qui fait largement allusion à sa vie.
Le barrage est donc bien une fiction.
Le texte n’est pas écrit au je comme le sera plus tard : l’amant.
Il y a un lien entre l’histoire familiale de Marguerite Duras et la fiction.On retrouve beaucoup de références à sa vie personnelle.
« Ma vie est dans mes livres. Pas dans l’ordre mais qu’es ce que ça fait » Marguerite Duras
Marguerite Duras ne vas pas user de reprendre ces textes. Elle est très productive, théâtre, roman, film. Le thème de l’enfance est réabordée dans différents genres.
Lors d’une interview àl’occasion de la sortie de sa dernière œuvre « C’est tout », elle répondit à propos de son livre préféré : « votre livre préféré ? Le Barrage ».
Le barrage aborde le thème de l’enfance, thème obsessionnelle chez elle.
Le barrage a une descendance littéraire avec un récit : Des journées entières dans les arbres 1954
Ce thème de l’enfance est aussi abordée dans :
Des romans :
-L’amant, 1984-L’amant de la Chine du Nord (1991)
Une pièce de théâtre :
-L’Eden-Cinéma, 1968
Un Film en 1976…

I. Étude du titre « Un Barrage contre le Pacifique »

Evoque un combat inégale, acharnée, voireépique contre une force surhumaine : le Pacifique.

Au début : naïveté des gens qui veulent gagner contre le Pacifique. Ici, les hommes sont forts. Au début de son œuvre, Marguerite Duras écrit avec une certaine illusion de la force humaine, qui laissera place au fil des années à un certain pessimisme sur l’homme. Cela conduit au fil du temps à une écriture plus dépouillée avec des silences : ParolesPurs.

II. Biographie

Marguerite Donnadieu est né le 4 avril 1914 à Gia Dinh en Indochine. L’Indochine est alors une colonie, le gouvernement français invitait les habitants de la métropole à s’y installer à l’aide de publicité. Ces parents sont donc venus s’y installer en qualité d’enseignant. Son père meurt quand elle avait 4 ans, la mère élèvera seule ses 3 enfants : l’ainée Pierre(parti rapidement faire des études d’électricien en France), le cadet Paulo et Marguerite.

Sa mère est une femme forte, à cette volonté, cette ténacité de vouloir s’en sortir toute seule. Elle est protective, oppressante, voire gênante pour ses enfants qui souhaitent à l’âge de l’adolescence prendre leur envol. Leur niveau de vie est misérable. Cette mère a acheté au prix de toutes ces économiesune concession à Kâmpôt (Kam dans le roman). On lui vend une terre incultivable. Elle se mit à combattre contre l’administration et deviendra presque folle.

Marguerite est très liée avec son jeune frère. Elle grandit avec les petits Vietnamiens. Elle prépare son Bac au lycée de Saigon. Elle rencontre alors à 16 ans, un chinois qui l’initie au plaisir. Peu après, dans la même année, elle part enFrance où elle fait des études diverses, mathématique, droit où elle n’arrivera jamais à bout. Elle est très attirée au labeur de l’écriture.

Elle se marie en 1939 à 25 ans avec Robert Anthelme, Son premier roman  La famille Toron  est refusé chez Gallimard. Cependant, un lecteur de la maison Queneau l’a apprécié. Il parait quand même sous le titre des Impudents.

En 1942, elle apprend lamort de son frère Paulo resté en Indochine et songe à mettre fin à ses jours. En 1943, elle rentre auprès de son mari dans la Résistance sous les ordres de Morland (François Mitterrand). En 1944 son mari Anthelme est arrêté par la Gestapo, envoyé à Dachau, d’où il reviendra en 1947.

En 1950, un Barrage contre le Pacifique obtiendra un vif succès, mais n’obtiendra pas le prix Goncourt, alors...
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