4 Lectures analytiques de candide + 4 lectures analytique de l'etranger

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  • Publié le : 6 juin 2010
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Oral de

Français du 5

mai 2010

LA1 – Candide

En quoi la forme du conte est-elle mise au service de l’engagement ?

I. Situation initiale d’un conte

* langage simple, clair
* vocabulaire usuel, banal, compréhensible par tous
* situation spatio-temporelle : château
* personnages (baron, baronne, nobles)
Univers merveilleux, idéalisé (à première vue)* Héro Candide, héro éponyme qui apparaît dès le début du conte. Origine mystérieuse (« soupçonnaient »), personnage simplifié, réduit à des traits car il s’appelle Candide. Il est forcément beau : « sa physionomie annonçait son âme ».
* Indices surprenants : ambigüité « il avait le jugement assez droit avec l’esprit le plus simple » « assez » : faux compliment
« Simple » : - critique caril n’est pas rusé
- quelqu’un à qui on peut faire confiance

II. La portée satirique

A. La noblesse :
Univers d’illusions – registre ironique avec fausse logique
° « un des plus puissants…fenêtres » : pour Voltaire, noblesse qui correspond à l’argent et non pas au titre.
° « il n’avait pu prouver que 71 quartiers » : fausse objectivité, il est bien élevé,il est noble ce ne sont pas ses qualités qui sont prises en compte mais le nombre de ses ancêtre.
° Baron pauvre qui joue au riche : chiens de basse-cour au lieu de chiens de race pour aller chasser.

B. Médiocrité des personnes :
° Le baron : ses partisans font rire les partisans fausse objectivité.
° Femmes : présentées par leur physique
* baronne présentée par son poids + fausseobjectivité : « s’attirait par là une très grande considération ».
* Cunégonde : « haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante » belle fille mais peut-être pas intelligente. Attire homme car belle, femme-objet de consommation immédiate ironie du faux-éloge.
° Le fils du baron : faux-éloge « paraissait » pas d’existence propre, perfidie ironique, père digne de rien.
°Pangloss : Pan = tout, gloss = langue parle bcp mais ne pense pas bcp, nom suspect + « Oracle de la maison » : métaphore, hyperbole.

Conclusion :
Texte avec apparence du conte mais qui en fait enfaite une imitation : parodie pour le tourner en dérision. Univers qui parait idyllique mais enfaite illusoire. Texte mis au service de l’engagement avec le registre ironique car sens caché : l’implicite.Héro dupe de ses illusions ; besoin de tout le conte pour se rendre compte de ses erreurs.

LA2 – Candide

Candide a été chassé du paradis terrestre et se retrouve face aux pires formes du mal qu’est la guerre.

Quelle est la critique de la guerre faite ?

I. La guerre paraît séduisante

* « rien n’était si beau… » : accumulation d’adjectifs + répétition de l’adverbe « si », adverbeintensif.
* Enumération d’instrument de musique (avant la guerre)
* Spectacle chorégraphié : importance des locutions de temps (« d’abord », « ensuite », « aussi », « enfin ») ordonnance des batailles de l’époque :
* 1ere phase : les canons
* 2e phase : mousqueterie (fusils)
* 3e phase : baïonnette
* Organisation rigoureuse de la bataille décrite commeplaisante, plaisir esthétique de ces éléments comme devant un spectacle avec les « fausses notes », « enfer » et « canon » choc.

Beauté diabolique du mal pervers. Spectacle apparemment séduisant.

II. Le narrateur découvre le faux-semblant par l’ironie

A. Le héro ridiculisé
* Candide, dernier des lâches : « se cache », « tremble », « fuit »
* Anti phrases (fait sourire) : « Candidetremblait comme un philosophe »
* Seul intérêt pour lui : Cunégonde, il est incapable de s’ouvrir au monde.
Il ne vit que dans le passé.

B. Pseudo-justification de la guerre
Lecteur constamment appelé à décoder l’implicite du texte.
Paradoxe droit public : droit de violer et tuer des femmes antiphrase : héro = crapule. « Droit du plus fort ».

C. Apparente...
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