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  • Publié le : 1 avril 2010
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| |Les jeunes, les relations et l’appartenancesociale : Chassez le naturel, il revient au galop !… |

Les jeunes, toutes catégories confondues, étudient ensemble. Ils fréquentent les mêmes endroits. A priori, cela devrait empêcher le cloisonnement entre les classes sociales. Or, l’arrogance est parfois de mise chez les jeunes. L’appartenance sociale est-elle justement un critère de sélection dans les relationsjuvéniles ?
 
Tunis-Le Quotidien
L’appartenance à une classe sociale spécifique, le fait d’avoir du sang bleu et d’être les descendants d’une famille riche et ayant une grande histoire, implique qu’on obéisse à des principes spécifiques. Aujourd’hui, cette notion de classes, de noblesse de sang et d’héritages des familles n’est plus vraiment de mise. Le brassage dans les écoles et le fait que lycéenset étudiants fréquentent les mêmes endroits, impose une certaine homogénéité dans les relations. Très peu de personnes accordent à présent de l’importance aux noms de famille et aux origines. En revanche, nul ne peut nier que la frime et les comportements ostentatoires chez bon nombre de jeunes reflètent une résurgence de ces phénomènes de «discrimination». D’ailleurs, il suffit qu’un élève issud’un milieu modeste étudie dans un quartier huppé où tous les élèves débarquent en voiture et mettent des habits griffés, pour qu’il ne se sente pas dans son élément. Plus encore, il peut faire l’objet d’une dérision acharnée qui se répercutera négativement sur son moral. En effet, depuis l’aube des civilisations, l’égalité sociale s’est avérée une aspiration humaine, morale et politique. Mais, endépit des efforts déployés dans ce domaine, des inégalités sociales continuent d’exister dans les sociétés modernes surtout au niveau de la qualité de vie des personnes et des familles. Les écarts qui existent dans les revenus des différentes catégories sociales impliquent que la société soit divisée en plusieurs rangs. Même si tous les individus ont des droits et devoirs identiques, lesmentalités et les rituels qui s’héritent de génération en génération incombent à certaines strates des privilèges prééminents. Certes, ce constat n’est pas valable pour tous, mais le phénomène existe et il est impossible de le méconnaître. Pour comprendre justement les dessous de cet état des faits, c’est aux jeunes eux-mêmes de s’exprimer.
 
Ali Farsi, 18 ans, dit que le niveau social et matériel necompte pas vraiment dans les relations amicales. En revanche, le jeune homme trouve essentiel qu’il y ait une équivalence à ces niveaux en ce qui concerne les couples. «Je pense que le fait de choisir un ami repose essentiellement sur une sélection morale. Il faut qu’un ami ait un bon caractère. Il faut également qu’il soit issu d’une bonne famille. Et j’entends par bonne famille le fait qu’il aitdes principes respectables. Mais qu’il soit riche ou pauvre, qu’il soit du Sud ou du Nord, cela importe peu ! En revanche, les choses diffèrent pour une fille. Si on va choisir une petite amie, qui sera probablement notre future épouse, il faut qu’il y ait un minimum d’équivalence et cela est valable sur plusieurs plans. Elle doit avoir un niveau social, matériel, intellectuel, moral et peut-êtremême une apparence physique qui soient équivalents aux miens. Le fait qu’il y ait des écarts importants ne pourra qu’envenimer la relation et la vouer à l’échec. On ne peut pas vivre toute notre vie auprès de quelqu’un totalement incompatible avec nous», dit-il.
Saïfeddine Hasnaoui, 18 ans, partage le même avis. Le jeune homme pense qu’on ne doit juger les autres que selon ce qu’ils sont et non...
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