Abbaye saint germain d'auxerre

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ABBAYE SAINT GERMAIN D’AUXERRE


En quoi l’abbaye deviendra dés le IXème siècle un lieu réputé dans tout l’Occident chrétien.

I) Phases de construction
1) Les origines
2) Reconstruction carolingienne
3) Rénovations du Bas Moyen-âge
II) Rayonnement carolingien
1) Cryptes et peintures
2) Ecole d’Auxerre
3) Relations et influences
ConclusionBibliographie

I Phases de construction

1) Les origines

Au Vème siècle Germain, évêque d’Auxerre fonde un sanctuaire, sans doute un simple oratoire destiné à recueillir les reliques de saints martyrs. Mort à Ravenne, l'évêque d'Auxerre avait obtenu peu avant sa mort que son corps soit rapatrié dans sa cité. Il est inhumé dans l'oratoire qu'il avait fondé en l'honneur de saint Mauricele 1er octobre 448. Il s'agit d'un petit édifice de plan quadrangulaire comportant une abside orientale. L'oratoire primitif est intégré dans une basilique funéraire dans laquelle se font enterrer la plupart des évêques successeurs de Germain.
Au début du VIe siècle, la reine Clotilde, burgonde d'origine chrétienne, désirant honorer le culte de Germain décide semble-t-il de faire reconstruire sonmausolée en une basilique funéraire plus vaste et digne du renom de l'évêque.

2) La reconstruction carolingienne

Avec les Carolingiens la basilique funéraire de Germain, devenue église d'une communauté monastique, est sous la protection royale.
Charles le Chauve roi de Francie Occidentale (843-877) témoigne tout particulièrement de son attachement à l'abbaye auxerroise. Il lui accordedes diplôme pour garantir son patrimoine foncier et veille à préserver ses privilèges.
Le roi fait aussi de fréquents séjours dans le monastère de Germain et manifeste une grande vénération pour le corps du saint évêque. Il assiste par deux fois à la translation des précieuses reliques à l'occasion de la construction d'une nouvelle crypte entreprise par son oncle Conrad qui voulait ainsiremercier Germain d'avoir guérit miraculeusement sa cécité.
Le règne de Charles le Chauve est pour l'abbaye un temps d'apogée architecturale et intellectuel dont témoignent la crypte de Conrad, les productions manuscrites de l'école monastique d'Auxerre ou encore le récit des Gestes des évêques de la cité entrepris par les chanoines de la cathédrale à la même époque.

En Francie Occidentale, lesCarolingiens ont subdivisé le chevet unique en différents espaces permettant la circulation permanente des dévots dans la crypte, autour des reliques des saints, mais aussi du chœur, permettant aussi la multiplication des messes dans les chapelles latérales. Les autels sont ainsi concentrés dans la partie orientale de l'église, au lieu d'y être disséminés en divers points de celle-ci. L'ensemblen'est pas encore harmonieux, il faudra attendre pour cela le développement du déambulatoire en demi-cercle ouvrant sur des chapelles rayonnantes, au milieu du XIe siècle.

3) Rénovation du Bas Moyen-âge

La fin du Xe et le XIe siècle sont pour Saint-Germain un temps de restructuration.
Le renouveau abbatial s'accompagne d'une récupération des possessions foncières et du rétablissementd'une communauté conventuelle. La réforme dynamise le monastère qui voit affluer les donations et rayonne sur tout l'ouest bourguignon. Cet essor favorise la reconstruction de l'église abbatiale entreprise dans la première moitié du XIe siècle. Le nouvel édifice développe le principe des voûtements de pierre dans son avant-nef grâce à des piliers cruciformes qui soutiennent à chacun de leurs ressautsla retombée des voûtes d'arêtes eet des arcs doubleaux.

Au XIIe siècle l'abbaye fait encore l'objet de quelques aménagements. En façade de l'abbatiale, une haute tour dédiée à saint Jean vient s'inscrire en symétrie avec celle de saint Maurice aujourd'hui disparue.
Sa flèche de pierre témoigne encore des progrès des techniques architecturales.
Un porche occidental est ajouté dont les...
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