Abschied von berlin

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  • Publié le : 6 juin 2010
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ABSCHIED VON BERLIN

Il venait de passer un an et demi à Berlin sans vraiment réussir à s’établir. Il n’avait pas fait fortune et dans le cinéma où il travaillait comme présentateur il a soudainement été licencié. Son but, New York, s’était encore plus éloigné qu’avant et l’argent que sa mère lui avait donné était entièrement utilisé. Son retour à Vienne était fixé pour l’après-midi suivant.Il passait sa dernière soirée avec Antonia, une dramaturge italienne qu’il a rencontré deux mois avant à une première de cinéma et avec qui il avait couché quelques fois. Ils se trouvaient dans la partie Est de la ville, dans un bar dont il avait oublié le nom avant d’avoir eu le temps de s’asseoir : quelque jeux de mot avec palme ou perle. Là-bas ils buvaient du vin rouge et parlaient de tout etn’importe quoi, ce qui était dû à une certaine indifférence concernant son proche départ. Le fait de se dire au revoir et de devoir laisser le peu de choses qui les unissait entre les mains de Dieu était quelque chose qu’ils contemplaient avec sobre tranquillité.
Antonia dit : « Pourquoi verser des larmes de crocodiles si tous les intéressés ne sont déçus que parce qu’ils rencontrent sans cesse lesfausses personnes. »
« Il n’existe que des fausses personnes, des gens plus ou moins faux. » dit Lukas.
Ils n’entamèrent pas de discussion pour savoir à quel point ils étaient faux car la distance qui allait les séparer lorsque Lukas rentrera à Vienne ne motivait ni la fantaisie d’Antonia, ni la sienne. Ceci suffisait parfaitement d’indicateur sur leur fausseté. Ils pouvaient affirmer sansaucun doute qu’ils n’avaient pas remplis ce qu’ils avaient formulé en rigolant lors d’un des premiers jours où ils s’étaient rencontrés : Que la perte de la raison dans l’amour est la limite inférieure si on veut un jour arriver à quelque chose en amour.
Vers 1h30 du matin, lorsque le bar s’était déjà presque vidé, la serveuse vint à la table et annonça que le taxi attendait.
« Nous n’avons pascommandé de taxi. » dit Lukas
Mais dans la seconde qui suivait, Antonia se leva, lui fit un bisou sur la joue et dit une de ces phrases qu’elle a trouvé chez les indiens ou les eskimos et avec lesquelles elle se sauvait souvent de quelque situation désagréable quand elle ne savait pas quoi dire :
« Garde les oreilles hautes si elles ne sont pas assez sales pour qu’elles tiennent d’elle-même. »Antonia disparu avec la serveuse dans la partie avant du bar, et bien que Lukas ressentit un certain soulagement qu’ils aient réussis à se dire au revoir avec aussi peu d’émotion, il était un peu énervé sur le départ d’Antonia. Une confirmation qu’il faisait mieux de quitter sa solitude berlinoise, il n’en avait pas besoin, ça au moins c’était sûr.
On éteignit les ventilateurs au plafond et peuaprès la serveuse vint pour encaisser. A ce moment il remarqua qu’il ne devait pas seulement payer sa consommation, mais aussi celle d’Antonia. Il hésitait un moment, et son hésitation avait suffit à la serveuse pour comprendre que la décision de ne pas payer venait d’Antonia, et non de lui.
« Je pensait que vous vous étiez mis d’accord .» dit la serveuse et fit un geste d’excuse.
« C’est ok » ditil, un peu consolé parce qu’ici il y a au moins une personne qui s’était mise de son côté pour une fois. La serveuse lui donna de l’argent en retour et dit :
« J’en ai aussi eu assez pour aujourd’hui. »
Elle retourna au bar, où lui aussi restait encore un moment, ne voulant pas accepter que son dernier soir ait aussi prit une teinte miteuse. La serveuse rebouchonnait les bouteilles de vin.Apparemment elle n’avait rien contre le fait de s’entretenir encore un moment avec lui.

CARLA

« Il [le canapé] n’est pas très confortable. » dit la serveuse, pendant qu’elle dépliait le canapé.
«J’ai sûrement déjà vécu pire » Il regarda la serveuse. Elle fit un geste d’invitation. Il acquiesça de la tête et déboutonna les manches de sa chemise, avant de s’asseoir sur le canapé bourré d’ouat....
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