Acoustique dans le batiment

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ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D’ARCHITECTURE PARIS-VAL-DE-SEINE

ACOUSTIQUE DANS LE BÂTIMENT

Gérard TURCK
Architecte D.P.L.G. Ingénieur E.N.S.A. Urbaniste C.S.S.A.U.

ÉDITÉ PAR E.N.S.A.P.V.S. - ÉTABLISSEMENT PUBLIC

PARIS 2005

PRÉAMBULE

APPLICATION DE LA PHYSIQUE À L’URBANISME ET À L’ARCHITECTURE
On parle beaucoup de la qualité architecturale. Quelle que soit la part de la modedans l’engouement pour ce slogan, souhaitons que la prise en compte de la « qualité architecturale » par les architectes soit pour eux l’occasion de prendre conscience des souhaits réels des utilisateurs. Le temps n’est plus où l’architecte pouvait se satisfaire d’un « objet architectural ». L’architecte doit répondre simultanément aux demandes des utilisateurs et aux besoins des collectivitéshumaines et faire face simultanément à deux exigences : améliorer la qualité des logements sans en augmenter le coût. Pour augmenter sa production sans accroître les coûts, la construction s’est rationalisée, mécanisée, industrialisée et fera bientôt appel à l’automation. Nous n’avons assisté, en fait, qu’aux premières phases de cette évolution, évolution qui ne peut se poursuivre qu’en développantl’industrialisation ; en effet, dans une société industrialisée, tout objet dont la fabrication ne fait plus appel aux moyens de l’industrialisation n’est plus à parité de coût avec les autres secteurs de production et devient un objet de luxe, ceci ne peut être admis pour un objet de nécessité aussi fondamental que le logement. Passer de la production artisanale où les décisions – le plus souventempiriques – ne sont prises que par référence à une réalisation semblable, à une production industrialisée faisant appel à des technologies nouvelles et souvent à des matériaux nouveaux, nécessite les moyens de connaissance logique – scientifique – permettant de prévoir le comportement de solutions nouvelles pour lesquelles nous ne disposons, par définition, d’aucune référence. Cette évolution desprocédés de construction rend indispensable, dès les premières étapes de la conception, l’utilisation de connaissances logiques – scientifiques. Cette réalité qui, il y a quelques années, apparaissait comme une utopie, est maintenant lieu commun pour de nombreux praticiens, touchant la plupart des secteurs du bâtiment. Il faut regretter que certains architectes n’aient pas encore réalisé l’ampleur del’évolution en cours et que certains ingénieurs cantonnent les possibilités logiques dont ils disposent à l’étroit secteur de leur spécialité en ignorant la nécessité d’une démarche logique et globale de conception du bâtiment. Le temps est venu d’apprendre à utiliser les SCIENCES et ceci concerne en premier les architectes.

L’ACOUSTIQUE
Le présent polycopié concerne une parmi les sciencesappliquées au bâtiment, l’ACOUSTIQUE. L’édition 1999 reprend et développe les éditions 1973, 1975, 1981, 1984 et 1991. Après un exposé général sur la perception des bruits, leurs quantifications et moyens d’analyse utilisés sont définies les exigences humaines : – exigences absolues, – exigences relatives, psycho-physiologiques. Sont ensuite apportées les notions de base indispensables à lacompréhension de la physique des phénomènes et à leur quantification. Ne prétendant aucunement à l’exposé exhaustif de tous les phénomènes acoustiques, ne seront abordées ici que les notions indispensables à la compréhension et à la prévision des phénomènes physiques intervenant en urbanisme et dans le bâtiment. Lorsque les phénomènes sont trop complexes – transmissions indirectes, bruits d’impact, bruitsd’équipement – après l’explication rapide des phénomènes sont proposées des relations d’application. Cette dernière démarche reste volontairement l’exception car il est plus pédagogiquement efficace que ces relations soient établies en collaboration élèves/ professeur, ce qui permet aussi que ne soient pas oubliées les limites d’emploi des relations simplificatrices d’application. Le présent...
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