Addiction ethique

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  • Publié le : 2 août 2010
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Notes pour commission éthique /addiction Paris Janvier 2009

TROIS RAPPELS

1-Un jour on demande à un fou pourquoi il se tape sut la tête avec un marteau,
Quand je m’arrête cela va mieux.
Les addicts ne sont pas plus que les autres, fous.
L’addiction est un terme qui refait son apparition au moment des années soixante ; Vieux terme de loi disant que si une personne ne pouvait payer sadette elle devenait esclave ou serf. Elle perdait sa liberté. (N’oublions pas la notion de dette)
L’addiction va s’intéresser a l’ensemble des modes d’usage : depuis l’abstinence, l’usage normal, l’usage à risque 20% de la population, l’usage nocif soit par ces conséquences toxiques soit par la mise en place des mécanismes de la dépendance 3% de la population.

2-On distingue deux grands typesd’addiction :
Les addictions secondaires, environ 20% de la population addicte. La structure psychopathologique précède l’addiction. Or la pathologie mentale s’exprime et débute souvent au moment de l’adolescence, posant des problèmes de diagnostic.
Les addictions primaires ,80%des addictes, pour lesquels aucune structure pathologique repérable. On note une certaine immaturité, uneintolérance aux frustrations. (Quid de l’exposition in utero ?)

3-Il faut mentionner la richesse et la complexité de notre structure du temps : Le temps de penser, de se pauser, un moment d’éternité. le temps d’ oublier, de disparaître. IL s’agit d’un problème clinique et très peu technique.
C’ est le problème de l’homme dans sa considération ontologiquement unique et non séparé entre le mondede la vie et son existence organique Donc un choix permanent entre l’unité de son être (la vie) et le non être ( la mort).Et donc la nécessite permanente de faire la synthèse .

Cet ensemble : Produit et / ou comportement addict forment un véhicule « magique » (Al Cool) qui permet a l’individu d’être :
Ce qu’il est ? Ce qu’il doit être ? Ce qu’il s’imagine qu’il est ? (Troublescognitifs).

Cela nous amène à réfléchir aux données suivantes
Fêtes / Ivresse/
Epopée/ Souffrance
Liens entre culpabilité /Innocence
Liens entre victimes/famille/ faits sociétaux/économie
Liberté/ Nécessité
Autonomie/ Dépendance
Relation/ Isolement
Création/Mort

On en arrive ainsi à une série de choix (c’est-à-dire de pertes) donnant une acuité du Oui et duNon dont la seule façon de l’atténuer sera de jouer sur le « temps. »
C’est une liberté « Volonté face à soi même ; »de maintenir son identité. Mais Volonté face à soi même c’est être confronté aux limites de son impuissance dans son intérieur le plus intime.
Nous arrivons ainsi aux problèmes (que j’ai mentionné) de l’Homme dans sa considération ontologiquement unique et non séparé, entre lemonde de la vie et son existence organique. Donc dans un choix permanent entre l’unité de soi pour être (la vie) contre le non être (la mort).
C’est donc un déplacement de la toute puissance vers le possible. . Chaque homme est responsable de soi «  éthique » puisqu’il est chargé en permanence de faire la synthèse.
Au fond les personnes addictées n’acceptent pas la nécessité de limiter leursinitiatives par des interdits trop massifs et systématiques, mais bien de limiter «  la peur », «  l’angoisse » les réponses émotionnelles réelles ou supposées de la vie.

Que pouvons nous dire entendre de certaines sensations ?
Boit sans soif, comme un trou, être plein, être rond, se combler, se défoncer, recherche d’expérience, tout, tout de suite technique géniale…
Nous évoluons en permanenceentre l’alcoolique banal et l’ivrogne violent, entre le complice du mal et le martyr vertueux, entre la débauche et l’ascèse dans une sorte de «  collaboration »
Pour faire court nous voyons que souvent le langage métaphorique est un langage mythique qu’il faut savoir interpréter, la méthode herméneutique donnant le sens véritable. Il faut aboutir à une construction du monde démythifiée. :...
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