Affaire dreyfus

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  • Publié le : 27 novembre 2010
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« J’accuse », Emile Zola

La 3ème République, aux mains des républicains depuis seulement 1879, est marquée par deux grosses crises en fin de siècle : le boulangisme, et l’affaire Dreyfus. Le boulangisme, non véritablement exploité ici, est un « courant politique », qui pour simplifier, regroupe les opposants au régime. Il marque la création d’une nouvelle droite nationaliste, qui jouera unrôle lors de l’affaire Dreyfus. Celle-ci, quant à elle, concerne le capitaine Alfred Dreyfus, qui est victime d’une erreur judiciaire sur fond d’espionnage et d’antisémitisme. En Septembre 1894, un bordereau militaire français adressé aux Allemands est intercepté par les services secrets français, et les soupçons se tournent aussitôt vers le jeune capitaine Dreyfus, âgé de 35 ans, premier officierjuif dans l’Etat-major qui provoquait la jalousie de ses collègues de par sa monté rapide dans la hiérarchie. La presse et l’opinion publique de la France, en quête de revanche depuis la perte de la guerre contre la Prusse, prennent « très à cœur » cette affaire à l’origine militaire, et se persuadent de la culpabilité de Dreyfus, ce qui entraine donc sa condamnation en décembre 1894. Mais lelieutenant-colonel Picquart de l’Etat-major découvre bientôt la preuve de l’innocence de Dreyfus, et trouve en le nom d’Esterhazy, le vrai coupable. Suite à ses demandes à l’Etat-major de la révision de la condamnation, devenant donc gênant, il est envoyé en Tunisie, mais tiens informé un de ses ami de la vérité, l’avocat Leblois qui réussira à convaincre Mr. Scheurer-Kestner, vice-président du Sénat, del’innocence de l’officier. Le successeur du lieutenant-colonel Picquart, le colonel Henry, fabrique un faux document accablant Dreyfus une seconde fois, qui entraine, suite à l’absence de pouvoir de Mr. Scheurer-Kestner au Sénat, l’acquittement d’Esterhazy. C’est à la suite de cet évènement qu’intervient cette lettre, d’Emile Zola, adressée au président Felix Faure, publié dans l’Aurore, journalde Clémenceau le 13 Janvier 1898. Cet auteur, grand défenseur de la vérité et des droits de l’Homme, est persuadé de l’innocence de Dreyfus, et dévoile toute son indignation face à ce scandale dans sa lettre au titre attaquant de « J’accuse », adressé au président de la République mais désirant aussi toucher l’opinion, dévoilant son engagement dans l’affaire et désireux de la révision du procès.On verra comment par sa lettre, Zola essaie de toucher l’opinion publique et d’obtenir la révision du procès, tout d’abord par une réaction virulente qui veut faire éclater la vérité, ensuite par sa volonté de dénoncer ce scandale pour changer l’opinion, et enfin en se présentant comme le révélateur, comme le justicier.

I - Une réaction virulente qui veut faire éclater la vérité
* Il s’agitd’une lettre publiée dans l’Aurore le 13 janvier 1898, écrite à « chaud » suite à l’acquittement d’Esterhazy (11 janvier 1898), le vrai coupable de trahison, et à l’arrestation du Lieutenant-Colonel Picquart (13 janvier 1898). Elle a donc été écrite en moins de trois jours, ce qui marque donc une « attaque » directe provoquée par l’indignation de l’auteur.
* Zola exprime ses ressentiments etsa colère dans son texte, qui semble être d’un premier jet, due à sa construction particulière : il n’y a pas de réel développement logique du début à la fin de la lettre mais plutôt des perceptions formées en différents paragraphes. L’auteur utilise une argumentation subjective, qui marque finalement d’autant plus le scandale.
* Cette lettre se montre virulente, avant tout par son vocabulaireprovocateur, explicite et dénonciateur  qui choque et rend à l’évidence: L 10 : « Tâche de bout sur votre nom », L27 : « coup de balai […] jésuitière ».
* On observe aussi une certaine moquerie de la part de l’auteur dans ses expressions : L34 : « Ah ! tout ce qui s’est agité là de démence et de sottise, des imaginations folles, des pratiques de basse police »
* Enfin, on sent tout le...
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