Affaire dreyfus

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  • Publié le : 5 décembre 2010
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Partie II : L’affaire.

* Les débuts de l’affaire Dreyfus.
Cette période, qui a marqué l’histoire de France, est survenue à la suite de faits d’espionnage. En septembre 1894 une lettre, appelée « bordereau » et contenant des informations sur des documents militaires confidentiels, a été interceptée par les services de contre-espionnage. Elle était adressée à Max von Schwartzhoppen,l’attaché militaire allemand à l’ambassade d’Allemagne. Le général Auguste Mercier, alors ministre de la Guerre, en est informé. Une enquête est lancée et très vite un coupable idéal est identifier : le capitaine Alfred Dreyfus. Pourquoi est- il le coupable idéal ? Simplement dû à ses origines. En effet, le capitaine juif fait les frais de l’antisémitisme, d’autant plus que c’était le seul officier juifprésent dans l’Etat Major.
Le ministre décide de comparer les écritures de Dreyfus et du bordereau. Cependant, personne n’est compétent pour les analyser. C’est donc au commandant Paty de Clam, qui se dit expert en graphologie, qu’incombe cette tâche. Après une journée de travail, le verdict tombe. Alfred Dreyfus est l’auteur de cette lettre, et ce malgré les différences apparentes. Mercier tientson coupable. L’enquête se poursuit avec l’avis d’autres « experts ». L’un d’eux, Gobert, n’est pas convaincu et trouve plusieurs dissemblances. Merci fait alors appel à Alphonse Bertillon, lui aussi n’est pas convaincu, mais sous la pression militaire son avis diverge. Il invente la théorie de l’auto forgerie. Dreyfus se serai autocopié.
Le 15 octobre 1894, Mercier convoque Dreyfus pour uninterrogatoire afin d’obtenir des aveux, la preuve parfaite. Mais le condamné ne l’entend pas de cette façon, « il veut vivre afin d’établir son innocence ». Le ministre, avec la preuve imparfaite qu’est le bordereau, inculpe Dreyfus pour trahison et l’arrête afin qu’il soit traduit devant le Conseil de guerre. Le premier procès d’une longue série.
Le 29 octobre, le journal « la libre parole »dévoile l’affaire, c’est le début d’un long débat public. Le 1er novembre le frère de Dreyfus est mis au courant de l’arrestation. C’est l’artisan principal du combat pour la libération de son frère.
Le 19 décembre, le procès s’ouvre à huis clos. Très vite le dossier vide porté contre l’accusé fait ressentir son manque de précision. Dreyfus répond aux questions avec une grande logique, point par pointsans paniquer. De plus aucun mobile n’existe pour expliquer cet acte. Dreyfus est riche, bien placé et fournissant un très bon travail, aucune raison de trahir l’Etat Major. Cependant, deux témoins vont faire pencher la balance. Alphonse Bertillon, qui profite du procès pour démontrer sa théorie de l’autoforgerie, et Joseph Henry qui déclare l’existence de fuites depuis février 1894 et qu’une« personne honorable » accusait Dreyfus. Ce qui a pour effet de faire sortir le capitaine de ses gons. Ces évènements ont un effet incontestable sur la Cour, premièrement, elle ne veut pas remettre en cause les déclarations des individus l’Etat Major, deuxièmement, la réaction de Dreyfus est jugée anormale. De plus, avant la délibération, un dossier secret est transmis au président du Conseille deguerre en toute illégalité. A l’intérieur, diverses lettres sans intérêts, mis à part une qui attire l’attention des jurés, une pièce nommée « Canaille de D… ». Cette lettre interceptée est de l’attaché allemand à l’attaché italien Alessandro Panizzardi, mais le simple fait de la présence de l’initiale « D » suffit à condamner Dreyfus.
Le 22 décembre, l’accusé est condamné pour trahison, il seradestitué de son grade et déporté au bagne en Guyane. Il vit un calvaire jour et nuit, soumis à la censure, tombe malade. Une rumeur courre sur une éventuelle évasion, il est attaché à son lit, ne pouvant plus bouger.

* La montée du dreyfusisme, une affaire d’une autre ampleur.
Pendant trois longues années, des actions sont menées par les dreyfusars. Nombres d’intellectuels s’engagent...
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