Affaire dreyfus

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  • Publié le : 16 décembre 2012
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À la fin du XIXe siècle, en 1894, une affaire politique va faire la une de tous les journaux français : l’affaire Dreyfus. Il s’agit d’une accusation de trahison faite au capitaine français d’origine alsacienne et de confession juive, Alfred Dreyfus, en raison de la découverte de documents militaires expédiés à l’Allemagne. Par conséquent, il est dégradé et déporté pour haute trahison. Deux ansplus tard, il y a une relance de l’affaire où le colonel de l’armée (Picquart) découvre l’identité de l’espion, un autre officier appelé Esterhazy. Cependant, le colonel Henry, fabrique un faux document pour empêcher la révision du procès de Dreyfus. Cette erreur judiciaire est à l'origine d'une crise politique majeure des débuts de la IIIe République, au cours de laquelle l'opinion françaises'est divisée en deux clans ennemis: les antidreyfusards qui mettent en avant la raison d’Etat et soutiennent l’armée et les dreyfusards qui clament l’innocence de Dreyfus. Un personnage très représentatif des dreyfusards est l’écrivain et journaliste français Émile Zola qui, dans l’article de presse intitulé « J’Accuse…! » dans le journal L’Aurore publié le 18 janvier 1898, sous la forme d'une lettreouverte au président de la République française Félix Faure, expose la démarche malhonnête de l’affaire en défendant un idéal politique avec des valeurs de vérité, liberté et justice. Ainsi, les journaux révèlent puis alimentent l’affaire Dreyfus. Ils y avancent preuves et arguments, et cherchent à mobiliser les Français. Malheureusement, c’est la presse antisémite d’extrême droite qui est pluspopulaire et qui diffuse son côté antidreyfusard à travers des clichés qui mettent de côté tout les détails qui peuvent amener à une complexité pour une meilleure compréhension du lecteur et pour le faciliter à mieux se situer dans un clan. Par exemple, le 23 juillet 1898 (5 mois après la publication de la lettre de Zola), Psst… ! publie la caricature de Jean-Louis Forain, un des caricaturistesles plus célèbres de l’époque, où il expose une allégorie de l’affaire à travers un slogan très polémique. À partir de ce dessin, nous pouvons donc se demander: quel est le rôle de la presse dans l’opinion publique ? Dans un premier temps, il s’agira d’analyser le dessin voire son message et enfin on se proposera d’examiner le slogan qui est dirigé vers un public spécifique, tout en analysant lerôle de la presse.

Dans un premier temps, cette caricature nous expose le capitaine Dreyfus avec des traits physiques très exagérés comme c’est le cas du nez, qui représente le stéréotype d’un juif vu par les antisémites qui se cache derrière un masque représentant le visage d’Émile Zola. Derrière l’officier Dreyfus, se trouve un personnage portant un casque à pointe prussien qui représente doncun soldat allemand. De plus, nous pouvons apercevoir une épée qui les encercle. Ces trois éléments mettent en relief des messages spécifiques : d’une part, un message antisémite, qui présente Dreyfus comme un juif et pas comme un officier, qui le transforme en un sujet facile à mépriser par les lecteurs. Ensuite, le soldat allemand fait appel à un symbole de l’ennemi et de la trahison quicollabore avec Zola et Dreyfus. D’autre part, le masque évoquant le visage de Zola met en relief l’idée que celui-ci ne défend pas la vérité, mais tout le contraire : il ment comme tous les dreyfusards et doutent de la culpabilité de Dreyfus et donc de la manière dont l’armée gère l’affaire; il s’agit donc d’une insulte contre la patrie. Enfin, l’épée, met en emphase l’idée que la violence face à laFrance est partagée par ces trois personnages. Psst… ! cherche alors à discréditer les dreyfusards en les associant à un complot tramé par les juifs et les Prussiens. D’ailleurs, il s’agit d’une caricature qui n’est pas partiellement humoristique mais qui met en emphase le côté malhonnête, sombre, sale, mystérieux et secret des personnages. Jean-Louis Forain s’oriente donc vers une satire politique...
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