Affaire d outreau

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Affaire d'Outreau
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L'affaire d'Outreau part d'une affaire pénale d'abus sexuel sur mineur. Elle débouchera sur une erreur judiciaire. Cette affaire a donné lieu à un procès aux assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) en France du 4 mai au 2 juillet 2004, puis unprocès en appel à Paris en novembre 2005.
Elle suscita une émotion dans l'opinion publique et mit en évidence les dysfonctionnements de l'institution judiciaire, des medias, du monde politique et de certains acteurs sociaux, notamment dans la lutte contre la pédophilie annoncée depuis 1996 au plus haut niveau de l'État, et dans les cas d'abus sexuel sur mineur. Une commission d'enquête parlementairefut mandatée en décembre 2005 pour analyser les causes des dysfonctionnements de la justice dans le déroulement de cette affaire et proposer d'éventuelles réformes sur le fonctionnement de la justice en France[1]. L'impact législatif du travail de cette commission s'est toutefois avéré réduit. De même et s'il en y avait, les responsabilités du monde politique dans les antécédents et le début del'affaire n'ont guère été évoquées.
Sommaire[masquer] * 1 L'instruction * 2 Le procès de Saint-Omer * 3 Le procès en appel * 4 L'enquête parlementaire * 4.1 Composition de la commission * 4.2 Auditions * 4.3 Limites de la commission * 5 Les multiples dysfonctionnements * 5.1 Les dysfonctionnements de la justice * 5.1.1 Procédure inquisitoire * 5.2Réactions politiques * 5.3 Le rôle des experts * 5.4 Le rôle des médias * 5.5 La pression sociale * 6 Les conséquences et leçons de l'affaire * 6.1 Indemnisation * 6.2 Réforme de la justice * 7 Antécédents * 7.1 Antécédents politiques * 7.2 Antécédents institutionnels * 8 Liens des lois * 9 Voir aussi * 9.1 Bibliographie * 9.2Filmographie * 9.3 Articles connexes * 9.4 Liens externes * 9.5 Notes et références |
L'instruction [modifier]
L’instruction débute en 2001. Elle se clôt en mai 2003 par une ordonnance de mise en accusation. Elle est confiée au juge d'instruction Fabrice Burgaud par le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Gérald Lesigne. Sur dénonciations de plusieurs enfants,confirmées par leurs parents, un grand nombre de personnes sont mises en garde à vue puis en examen. Dix-huit d'entre elles — dont les parents des principaux enfants accusateurs — sont écrouées en détention provisoire par décision du juge des libertés et de la détention. Elles y restent en tout entre un et un peu plus de trois ans. L'une d'elles est morte en prison d'une surdose de médicament. Il a étérapporté qu'elle s'était suicidée, mais cette version est contestée. Il pourrait s'agir d'une erreur médicale[2].
Durant tout ce temps, les enfants, qui avaient été immédiatement séparés de leurs parents, sont placés en familles d’accueil. L’une de ces familles interroge les enfants, ce qui amplifie les révélations qu’ils font devant le juge. La crédibilité de ces dires est validée par les expertspsychologues requis par le juge d'instruction qui prétendent attester la validité de leurs déclarations.
Le procès de Saint-Omer [modifier]
En mai et juin 2004, après une enquête de plus de trois ans, s'ouvrit, au palais de justice de Saint-Omer (Pas-de-Calais) le procès dit procès d'Outreau, du nom de la ville d'Outreau où se sont déroulés les faits jugés. L'affaire avait défrayé la chronique àplusieurs reprises au cours de l'instruction - on parlait d'une affaire Dutroux à la française. Dix-sept personnes soupçonnées d'appartenir à un vaste réseau international de proxénétisme d'enfants étaient sur le banc des accusés.
Les débats au cours du procès réduisirent finalement les faits à une sordide mais banale affaire d'inceste. Sept des dix-sept accusés - qui tous sauf quatre avaient...
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