Africanite

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  • Publié le : 21 mai 2011
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AFRICANITE

PLAN

Introduction - Définition de l’africanité

I. Apport de la négritude à l’africanité

II. Les fondements de l’africanité

1. Les fondements historiques

2. Les fondements philosophiques

III. Rôle de la culture africaine

IV. Rôle du nationalisme africain

Conclusion

Bibliographie

INTRODUCTION

La négritude est un courant nédans les années 1930 avec Aimé Césaire et L. S. Senghor (c’était un poète, écrivain et homme politique sénégalais. Il a été le premier président du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néo-colonialisme français en Afrique pour ses détracteurs).C’est un mouvement culturel et politique, Ce terme permet de s’affirmer comme étant noir et de s’accepter en tant que tel. Le suffixe « itude » traduit une forme de nostalgie, car être noir peut être ressenti comme une « malédiction ». C’est en quelque sorte la négritude « subie ». La partie senghorienne de la négritude revêt un aspect beaucoup plus positif. Elle est chargée des valeurs descivilisations de l’Afrique noire.

Un de leurs détracteurs était Jean-Paul Sartre. Il pensait que la négritude était le « racisme de l’antiracisme » ; une formule malheureuse puisque s’est substituée à cette formule la vision d’un néo racisme. Or, elle est tout son contraire et Léopold Sédar Senghor l’écrit lui-même : « La négritude n’est pas racisme, elle est culture. (...) La négritude telle que nous laconcevions en 1930 était une arme de refuge, plus qu’un élément de construction ».

Aujourd’hui, on préfère le terme d’« africanité » à celui de la négritude.

Définition de l’africanité

L’africanité peut être assimilée à un outil conceptuel qui permet d’appréhender ce qui est commun aux différentes civilisations africaines. L’africanité est donc l’essence de la particularitéculturelle africaine.
Elle obéit à la loi d'une dialectique du particulier et du général, de la spécificité et de l'universalité, c'est-à-dire de la vérité à la base et de l'unité au sommet.

La culture africaine, l'art, la science, quelle qu'en soit la diversité des expressions, ne reposent sur aucune différence d'essence. Ce ne sont que des expressions singulières d'une même universalité.
Au-delàdes similitudes et des convergences de formes de pensée, au-delà du fonds commun, l'Africanité, c'est aussi un destin partagé, la fraternité du combat libérateur et le même avenir à assumer de concert pour le maîtriser. Elle est faite de la double source de nos héritages communs et de la communauté de destins.

L'africanité est aussi bien définie dans une citation de Léopold SEDAR SENGHOR,qui est la suivante :

« Ce qui nous lie, est au-delà de l’histoire. Il est enraciné dans la préhistoire. Il tient à la géographie, à l’ethnie, et partant à la culture. Il est antérieur au Christianisme. Il est antérieur à l’Islam. Il est antérieur à toute colonisation. C’est cette communauté culturelle que j’appelle africanité et je la définirai comme l’ensemble des valeurs africaines decivilisation : qu’elle apparaisse sous son aspect arabo-berbère ou sous son aspect négro-africain, l’africanité présente toujours les mêmes caractères de passion dans les sentiments de vigueur dans l’expression.

Je crois, je sais que nos langues vernaculaires sont diverses, du Nord au Sud, de l’Arabe au Hottentot (peuple vivant dans le sud de la Namibie et le nord-ouest de l'Afrique du Sud.) ;elle présente cependant une série de chaînons qui les relie l’un à l’autre. Nos races sont diverses, dès la préhistoire, elles se sont métissées.

La confiance de notre communauté culturelle, de notre africanité est un préalable à tout progrès dans la voie de l’unité. Sans elle, il ne peut y avoir volonté encore moins effort efficace d’unité. Je ne le nie pas, nous avons aussi en commun...
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