Afrique dans la mondialisation

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  • Publié le : 4 février 2010
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L’AFRIQUE DANS LA MONDIALISATION
Définition de la mondialisation (Cf. le cours).
C’est un processus ancien, pas linéaire qui aboutit à un ensemble mondial interdépendant. Tous les territoires n’en bénéficient pas de la même manière.
Certains en tirent parti, d’autres la subissent.
*L’Afrique a été entrainée dans la mondialisation contre son gré*, avec la colonisation.
1880 : 1% deséchanges mondiaux ;
1913 : 3% ;
1960 : 8% ;
2006 : 2%, comme avant la colonisation.
L’Afrique est toujours en marge, plus sujet de la mondialisation qu’actrice.
Elle est souvent décrite comme une périphérie exclue, délaissée.
Elle compte des populations oubliées (pauvreté, insécurité sanitaire, économique…) et des territoires oubliés, à l’écart des réseaux d’accessibilité.Tout espace est défini par les réseaux qui le desservent et l’organise (Dollfus).
Avant la Révolution industrielle, on avait un espace relativement homogène dans lequel l’Afrique jouait pleinement son rôle, il y avait peu de différences entre les continents. Après, l’espace s’est hiérarchisé entre les territoires qui comptent et ceux qui ont été oubliés.
50% de la richesse mondiale estproduite sur 1% des terres.
L’Afrique représente 22,5% des terres émergées, mais seulement 2% de la richesse mondiale produire, pour 14% de la population mondiale.
Moins d’1/5 Africain vit à moins de 100 km des côtes, alors qu’on avait longtemps tourné le dos aux littoraux (*Cf. Samir Amin*).
L’Afrique subit la mondialisation parce que c’est la grande perdante des échanges internationaux.Elle est éloignée de l’archipel mondial et se trouve dans une situation d’enclavement :
15/83 Etats n’ont pas de frontières maritimes ;
1/3 Africain vit dans un Etat qui n’a pas de débouchés maritimes,
1/30 habitant en Amérique latine,
1/50 habitant en Asie.
L’Afrique subit la mondialisation :
La grande perdante des échanges internationaux :
La mondialisation a permisle développement est l’industrialisation d’une grande partie du « Tiers Monde », avec les délocalisations des années 1960 et le volontarisme politique qui a permis la naissance des NPI.
Cette mondialisation a remise en cause l’ancienne DIT : Produits manufacturés au Nord, produits primaires au Sud.
*Aujourd’hui les ¾ des exportations concernent des produits manufacturés*, et *12 paysassurent les ¾ des exportations des produits manufacturés*.
L’Afrique est le seul continent à incarner l’ancienne DIT. Elle compte 34/49 PMA du monde (sous industrialisation, faible diversité des exportations). 90% sont toujours des exportations de produits primaires. Donc peu de diversification.
L’Afrique est déclassée dans la DIT, elle subit les fluctuations des cours des matières premières.DTE 1960-1990 : 25%.
Elle perd des marchés même sur des produits dans lesquelles elle était compétitive.
17% exportation PVD en 1960.
8% exportation PVD aujourd’hui.
Déclassée par L’Amérique latine et l’Asie.
La mondialisation est synonyme d’industrialisation, l’Afrique connait le processus inverse, la désindustrialisation.
PAS, crise de la dette en 1980, privatisation.
1970,la Malaisie exporte 3 fois plus que le Kenya, en 1990 la Malaisie exporte 52 fois plus que le Kenya, de produits manufacturés.
Les coûts augmentent, faible qualification de la main d’œuvre de la main d’œuvre, insécurité juridique, faiblesse des infrastructures, surévaluation de la monnaie.
Les investissements étrangers directs désertent le continent.
*Asie : ¼ des IDE* ;
*Afrique : 2%IDE et flux de capitaux privés* ;
Avant 1980, 28% des flux mondiaux et capitaux privés
Ceux qui investissent sont localisés.
Dans échanges mondiaux :
1980 : 6% des échanges mondiaux ;
Aujourd’hui : 2%.
*Surtout dans les pays pétroliers et dotés de matières premières : ¾ des IDE*.
Ils ont des effets pervers qui ne suscitent pas le développement, crées des économies d’enclave,...
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