Afrique et mondialisation

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  • Publié le : 29 mars 2010
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L’Afrique et la mondialisation.
Le terme « mondialisation » désigne l'expansion et l'harmonisation des liens d'interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l'échelle du monde. Si elle a commencé il y a plusieurs siècles, elle s'est cependant très fortement accélérée depuis les années 90. Tous les territoires ne sont pas concernés de la même manière :si la Triade est un espace intégré qui tire profit du phénomène, l'Afrique s'est toujours vu imposer la mondialisation. L’Afrique est un continent diversifié, dans les contrastes de ses paysages, de ses activités et de ses modes de vie ; et son rapport à la mondialisation est tout aussi diversifié. Quelle est la place de l’Afrique dans la mondialisation et quels enjeux représente t-elle ?
I : Uncontinent qui essaie de s’intégrer.
Un continent ouvert sur l’économie mondiale.
Selon les statistiques officielles, l’Afrique pèse de moins en moins dans la mondialisation (2% des investissements internationaux et du commerce mondial).
Carte : on peut pourtant voir que c’est un continent ouvert à la mondialisation. Ressources pétrolières et minières qui en font unterritoire convoité. Cependant, les grandes entreprises qui exploitent ces ressources contribuent peu au développement. Certains s’inquiète que l’Afrique ne brade ses ressources sans en anticiper l’inévitable déclin. Depuis le début du XXIème siècle, la situation est entrain de changer et la mondialisation s’exerce dans un cadre plus régulé. Avec une volonté d’unifier le droit desaffaires pour sécuriser les investissements, une mise en place de forces de maintien de la paix africaines, et une reprise en main des territoires jusque là soumis au chaos, l’Afrique montre sa volonté de construire une intégration régionale. On peut le voir avec le panafricanisme, revendiqué par la nouvelle Union Africaine (2002), organisation régionale à visée commerciale, douanière etpolitique. Si son marché intérieur est encore limité par la pauvreté de sa population, les besoins non satisfaits des 900 millions d’Africains offrent aux entreprises d’immenses opportunités, et toutes les grandes puissances l’ont compris.
Aides des différents acteurs.
L’aide publique renoue avec les niveaux d’avant la guerre froide et l’Afrique est le premier continentbénéficiaire. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) montre que les objectifs en matière de santé maternelle, infantile et d’éducation, ou de lutte contre la faim n’ont aucune chance d’être atteints avant le XXIIème siècle si le niveau de vie reste le même. Suite à cela, des pays de l’Union Européenne et les Etats-Unis ont décidé d’aider le continent en augmentantleurs aides. Ex : l’UE a donné 0, 39 % de son PNB en 2006 contre 0,33% en 2002. Pour de nombreux pays africains, l’étau se desserre.
La communauté internationale s’est également emparée du problème de la dette africaine. La PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) est une initiative lancée en 1996 afin de soulager le fardeau de l’endettement en annulant des créances de plusieurs pays.En 2005, le G7 décide d’annuler 40 milliards de créances auprès de différentes institutions financières internationales comme le FMI ou la Banque Mondiale.
Des défis à relever.
Pour permettre à l’Afrique de ne plus être à part dans un monde mondialisé, deux défis doivent être relevés :
Celui de l’intégration : il existe plus de 200 organisations censées favoriserl’intégration régionale en Afrique : ce nombre est un indice de l’échec de celles-ci. Les pays africains sont conscients qu’ils existeront de moins en moins sur la scène internationale sis ne constituent pas des blocs commerciaux pour pallier leur faiblesse économique. Pourtant la plupart d’entre eux continuent de commercer avec leur ancienne métropole : l’UE est le 1er partenaire...
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