Agathe

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  • Publié le : 27 avril 2010
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Résumé du livre
Le rêve des Lumières est-il révolu ? Le progrès, la pensée, la culture peuvent-ils encore constituer un quelconque espoir ? Déjà, Freud parlait du 'malaise de la culture', mais la culture de masse du crépuscule du XXe siècle nous rend encore plus sceptique à une véritable démocratisation de la culture. Finkielkraut nous livre un brillant essai, s'interrogeant sur les causesd'un état des lieux inquiétant.
Les citations
«La culture : le domaine où se déroule l’activité spirituelle et créatrice de l’homme.»
[ Alain Finkielkraut ] - Extrait de La Défaite de la pensée




Les extraits
La première phrase
Dans une séquence du film de Jean-Luc Godard, 'Vivre sa vie', Brice Parain, qui joue le rôle du philosophe, oppose la vie quotidienne à la vie avec lapensée, qu'il appelle aussi vie supérieure.
La dernière phrase
Et la vie avec la pensée cède doucement la place au face à face terrible et dérisoire du fanatique et du zombie.
La phrase à retenir
Ma culture : l'esprit du peuple auquelj'appartiens et qui imprègne à la fois ma pensée la plus haute et les gestes les plus simples de mon existence quotidienne.
Morceau choisi
La barbariea donc fini par s'emparer de la culture. A l'ombre de ce grand mot, l'intolérance croît, en même temps que l'infantilisme. Quand ce n'est pas l'identité culturelle qui enferme l'individu dans son appartenance et qui, sous peine de haute trahison, lui refuse l'accès au doute, à l'ironie, à la raison - à tout ce qui pourrait le détacher de la matrice collective, c'est l'industrie du loisir, cettecréation de l'âge technique qui réduit les oeuvres de l'esprit à l'état de pacotille (ou, comme on le dit en Amérique, d'entertainment).
chapitre : Le zombie et le fantastique - page : 183 éditeur : Gallimard - date d'édition : 1987 -
A.Finkielkraut expose deux significations du terme de culture : une qui affirme l'éminence de la vie avec la pensée et l'autre qui la récuse. Lasupériorité traditionnelle de la première est fondatrice de l'Occident, cependant depuis peu ses adversaires comme ses partisans se réclament de la culture. Pourquoi alors privilégier une conception plutôt que l'autre ? Selon son expression, pourquoi la vie avec la pensée plutôt que « l'art du tricot, la mastication du bétel ou l'habitude ancestrale de tremper une tartine grassement beurrée dans lecafé au lait du matin » ?
Plan du document :

1. L'enracinement de l'esprit
2. La trahison généreuse
3. Vers une société pluri-culturelle ?
4. Nous sommes le monde, nous sommes les enfants
La Défaite de la pensée** (Gallimard, 1987) : Malaise dans la culture. Car la culture, c'est la vie avec la pensée. Et on constate aujourd'hui qu'il est courant de baptiser culturelles desactivités où la pensée n'a aucune part.L'auteur se demande : « comment en est-on arrivé là ? »
Philosophe ultra-conservateur dont la pensée est très marquée par l'anticommunisme des années 1980, qui s'exprime sur la judaïté, le nationalisme, la modernité, la tradition, les « bienfaits » de la colonisation... Intellectuel médiatique, Alain Finkielkraut multiplie les provocations verbales à propos dece qu'il considère comme les « dérives » de l'antiracisme.

Né à Paris en 1949, Alain Finkielkraut est le fils unique d'un maroquinier juif d'origine polonaise déporté à Auschwitz. Ancien élève de l'école normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de Lettres modernes, Alain Finkielkraut est professeur au département Humanités et sciences sociales de l'École polytechnique. Il se fait connaître,en 1987, par La critique de la pensée, une critique acerbe du monde moderne. Puis, il est intervenu dans le débat suscité par la crise yougoslave en adoptant un point de vue farouchement pro-croate…

Dans sa préface du livre La guerre comme maladie sociale et autres textes politiques de Mirko Grmek, Alain Finkielkraut parle des raisons pour lesquelles il a décidé de se mettre aux côtés de la...
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