Agriculture

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  • Publié le : 13 mai 2010
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Cultures industrielles et d’exportation [modifier]
Café et cacao [modifier]
Le café et le cacao sont les produits d'exportation de base. Après avoir été classée troisième producteur mondial de café pendant près de trente ans, la Côte d’Ivoire connaît une baisse de production, passant de 250 000 tonnes en 1990 à 145 000 tonnes en 1994, pour ensuite remonter à une production de 250 866 tonnes en2003-2004. Elle en est aujourd’hui le septième producteur mondial. Le prix moyen d'achat bord champ est de 355 francs CFA le kg au cours de la campagne 2003-2004. La proportion de café transformée par l'agro-industrie locale est très faible : de 3.6% en 2001-2002, elle tombe à 2% de la production totale en 2003-2004. Pour le cacao, la Côte d’Ivoire est, avec 40% de la production, le premierproducteur mondial devant le Ghana. La production nationale atteint 1,335 millions de tonnes en 2003-2004, la part des exportations étant de 1,060 millions de tonnes pour la même période. Le prix d'achat du cacao au producteur est passé de 688 francs CFA en 2002-2003 à 207 francs CFA le kg en 2003-2004, du fait de la spéculation pratiquée par les acheteurs-exportateurs. En légère hausse, la proportionde cacao transformée par l'agroindustrie locale représente près de 20% de la production totale en 2003-2004.
Coton [modifier]
Dans le nord du pays, la culture du coton est la plus pratiquée puisque 40 à 50 % des terres exploitées y sont emblavées en coton1. Cette culture commerciale s'est fortement développée à partir des années 60 grâce à l'action dune société d'économie mixte, la Compagnieivoirienne de développement des textiles (C.I.D.T.) qui a remplacé la variété « Mono » par la variété « Allen », a distribué gratuitement des engrais aux planteurs et a pratiqué des prix élevés à la production grâce à l'appui de la Caisse de stabilisation, principal organisme d'état du pays jusqu'en 1999. En 2001, la Côte d'Ivoire en produisait 400 000 tonnes, ce qui en faisait le troisième producteurafricain2. Cette production a toutefois considérablement baissé ces dernières années à la suite de la guerre civile qui a secoué le pays à partir de 2002, tout le nord étant passé sous le controle du MPCI : 150 000 tonnes ont été produites en Côte d'Ivoire en 20073, 4, 5.
Le coton, essentiellement destiné à l'exportation vers les pays européens, est, en un certain sens, une « cultured'importation » : après l'abolition de l'esclavage aux États-Unis, en 1807, les compagnies textiles, face à l'augmentation du coût de la main-d'œuvre dans les plantations américaines, ont imposé cette culture dans les colonies d'Afrique où elle n'existait antérieurement que très modestement pour la seule consommation locale. Les parcelles de coton, remplaçant les cultures vivrières au grand dam de lapopulation locale, avaient été baptisées « le champ du commandant », en référence au « commandant de cercle » qui était le représentant local de l' administration coloniale. Le facteur multiplicateur, entre le prix payé aux paysans locaux et le prix constaté à l'arrivée dans les ports d'Europe, après égrenage et conditionnement, et avant transformation en vêtements bon marché en Europe, est estimé à 70.oléagineux [modifier]
Les oléagineux produits sont le palmier à huile, le cocotier et le coton. Le secteur du palmier à huile est dominé depuis le mileu des années 90 par les sociétés Palmafrique et Palmci, succursales de groupes internationaux ayant racheté les actifs de l'ancienne société d'Etat Palmindustrie. Les exportations concernent l'huile de palme, obtenue après transformation de lagraine. La production de graines de palme est estimée en 2004 à 1 564 340 tonnes. L'huile de palme exportée, de 72 191 tonnes en 2000, connaît une augmentation de 51,20% en 2004, atteignant ainsi 109 162 tonnes. La production de noix de coco, estimée à 230 000 tonnes en 2000, conaît une constante augmentation jusqu'en 2004, où elle s'élève à 254 000 tonnes environ. Le coprah représente 43 219...
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