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  • Publié le : 5 octobre 2010
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Le sujet Objet d'étude : L’argumentation : convaincre, persuader et délibérer Le sujet comprend : Texte A - Fénelon, Les Aventures de Télémaque (1699), Septième livre Texte B - Montesquieu, Lettres persanes (1721), Lettre XII Texte C - Voltaire, Candide (1759), chapitre XXX ÉCRITURE I – Après avoir lu attentivement les textes du corpus, vous répondrez d'abord à la question suivante (4 points) :Ces textes cherchent-ils seulement à nous dépayser ou ont-ils une autre visée ? Votre réponse se fondera sur quelques exemples précis. Elle devra être organisée et synthétique. Les convergences entre les 3 textes : l’exotisme du lointain, l’harmonie de l’homme avec la nature, le travail de la terre, mère nourricière pour mieux dénoncer la cupidité, l’ennui et la violence de la société du XVIIIèmesiècle desquelles les auteurs sont contemporains. Les singularités des trois textes ont trait aux genres littéraires utilisés par chaque auteur et aux critiques spécifiques qu’ils formulent en filigrane à l’égard de « la société de cour » La célébration d’un ailleurs lointain : une nature riche, exotique, clémente et généreuse : ⋅ Au travers de l’évocation emphatique d’un pays, la Bétique pourFénelon :



L’harmonie entre un peuple et son environnement : « on voit en ce pays peu d’artisans car ils ne veulent souffrir que les arts qui servent aux véritables nécessité des hommes » ; « ils n’estiment que ce qui sert véritablement aux hommes » Registre d’une nature clémente et généreuse : « Pays fertile et sous un ciel doux » « les hivers y sont tièdes » « toujours verts, toujours fleuris» et surtout « toute l’année n’est qu’un heureux hymen du printemps et de l’automne », « la terre […] y porte chaque année une double moisson » Par la description minutieuse des mœurs d’un peuple imaginaire (les Troglodytes de Montesquieu) : L’harmonie entre un peuple et son environnement « la nature ne fournissait pas moins à leurs désirs qu’à leurs besoins » « le peuple troglodyte se regardaitcomme une même famille » ⋅ Registre de l’abondance, du bonheur et de la douceur : « tendres mères », « tendre sacrifice de leur cœur » , « tendresse de leurs femmes », « une union douce et fidèle » « délices de la

vie champêtre » « rendre un Troglodyte heureux », « bonheur d’une condition toujours parée de l’innocence » Au travers de la vie humble d’un individu, le sage oriental et ses enfantsdans Candide de Voltaire Registre commun à Montesquieu et Fénelon: l’abondance et la douceur, celle du sucre des pâtisseries et de l’art de vivre à l’orientale « plusieurs sorbets », du « kaïmak piqué d’écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka » : autant de fruits et de douceurs qu’on s’arrache à la cour du roi de France, mais donton ne fait pas encore le commerce dans le France du XVIIIème siècle. Les barbes des invités sont « parfumées » par les deux filles de ce « bon musulman ». ⋅ • Une nature qui fait l’objet de l’attention et du travail des hommes : « il est bon de cultiver notre jardin » Au pays Bétique, chez les Troglodytes ou le sage oriental, c’est le travail de la terre (l’agriculture et l’élevage des bêtes, misesen commun chez Montesquieu) qui prime au détriment de toutes les autres formes d’activités : artisanales « on voit en ce pays peu d’artisans » chez Fénelon, commerciales (pas de monnaie chez les Troglodytes de Montesquieu) ou politiques chez Voltaire (voir citation des propos du sage par rapport à la mort des deux vizirs et du muphti de Constantinople) Des objectifs communs : dénoncer enfiligrane les excès de la cour du roi ⋅ Attaquer le pouvoir de l’argent et la cupidité de l’homme… − Chez Fénelon, les mines d’or et d’argent existent mais font l’objet du dédain des habitants du pays Bétique – les habitants plaignent les peuples qui se perdent dans le luxe et le dispendieux des « étoffes ornées de borderies et de pierres précieuses » − Chez Montesquieu, « la cupidité était étrangère...
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