Al-batalyusi, le livre des questions et des réponses en grammaire. les rapports de la philosophie et de la loi religieuse

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  • Publié le : 11 octobre 2010
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L’ouvrage, Le livre des questions et des réponses en grammaire, du philosophe arabe Al-Batalyusi, s’interroge au chapitre 3 sur la question des rapports de la philosophie et de la loi religieuse. A l’image des dialogues platoniciens l’auteur a choisit de construire sa réflexion à travers une discussion entre deux individus, le maître et l’ami. L’ami ramenant les propos d’Ar-Raqsi, un juriste quid’après lui serait un infidèle. Ainsi, leur discussion s’ouvre sur la dit infidélité d’Ar-Raqsi et par suite conduit leur propos sur la relation entre philosophie et loi religieuse ou falsafa et sari`a. De ce fait, le maître établit que deux méthodes existent pour un seul but, la vérité. La philosophie utilise la démonstration pour établir la vérité et la loi religieuse la persuasion etl’imagination. Or, l’ami soutient en s’appuyant sur les vers d’Ar-Raqsi une différence entre philosophie et religion. Les philosophes maintiendraient que la sari`a ne possède aucune démonstration. Ainsi, face, à cette difficulté posée par l’ami, nous pouvons nous questionner sur le problème de la démonstration. Il existe une démonstration de la sari`a. En quel sens était possible d’envisager une démonstrationde la loi religieuse ? Quelles conséquences peut on tirer d’une démonstration de la loi religieuse d’une part et de la démonstration en philosophie d’autre part ?
Par conséquent, pour rendre compte de l’existence de la démonstration de la loi religieuse, le maître décline sa pensée à travers deux moments. L’existence d’une démonstration de la sari`a. En effet, le problème de la précipitationdans une réflexion amène à l’erreur. La démonstration est possible cependant elle apparaît sous un mode d’expression différent que pour la science philosophique. Puis, les conséquences des démonstrations pour la philosophie et pour la loi religieuse s’opposent. Ces deux sciences étant différentes quant à leurs méthodes s’avèrent différentes dans les relations qu’elles entretiennent avec ladémonstration.
Face à cet extrait, l’intérêt est de montrer deux sciences qui s’avèrent totalement opposées. L’une appartenant au domaine de la foi, l’autre à la science dite formelle. Si philosophie et religion divergent, elles paraissent néanmoins se rejoindre à travers divers points dont ce qui semble être le plus important, le but. Recherchant la vérité, il s’avère pourtant que la religion offreune vérité immuable dans la présence divine.

La précipitation amène l’homme à se perdre dans l’erreur. Pour ne pas corrompre sa pensée il est donc nécessaire de prendre le temps de la réflexion et ainsi d’entrevoir la vérité. Pour cela, le maître demande à l’ami de ne pas se précipiter dans l’interprétation du poème d’Al-Raqsi, sa rapidité d’analyse le conduisant dans de fausses croyances. Or,préalablement à ce conseil, la discussion entre le maître et l’ami les a amené à établir que la philosophie se définissait par la démonstration et que la loi religieuse était une science de la persuasion. Toutes deux partagent un même but, la vérité qui est atteint différemment selon la méthode utilisée par les hommes. Soit la falsafa amènera à la vérité par la démonstration, soit la Sari`aconduira les hommes vers la vérité en utilisant l’imagination et la persuasion. Ainsi, nous pouvons comprendre qu’allier ces définitions à la rapidité de jugement peut amener à se confondre dans l’erreur. En effet, définir la Sari`a comme science de la persuasion semble rejeter toute démonstration possible. L’imagination et la persuasion paraissant s’opposer à un possible raisonnement tel que celui-cise montre dans les sciences formelles. Or, contre ce jugement hâtif qui conduit l’ami vers une erreur d’interprétation, le maître lui demande une plus grande patience dans son raisonnement. A l’inverse de ce qu’il paraît croire, le maître exprime l’idée qu’aucun philosophe n’aurait tenté de refuser une démonstration possible pour la Sari`a. La Sari`a étant la loi religieuse. Car si même les...
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