Alain "le doute est le sel de l'esprit"

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  • Publié le : 7 mai 2010
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Dans le texte étudié, Alain explique l’importance du doute dans nos façons de penser et dans la vie quotidienne. Dans sa première phrase, Alain compare le rôle du doute sur l’esprit à celui du sel. Le sel a un rôle conservateur sur les aliments. L’auteur énonce donc que le doute permet de conserver les connaissances afin qu’elles ne « pourrissent pas ». Alain insiste sur une remise en causecontinuelle du savoir emmagasiné. Que ces connaissances soient les «mieux fondées » et les « plus raisonnable », elles doivent à tout moment être soumises au doute. Ici, Alain pense donc que des connaissances, fondés sur des principes logiques et certains, doivent être remises en question afin de ne pas les laisser pourrir. Ainsi d’après lui, je devrais tous les soirs soumettre mes connaissancesemmagasinées en cours de philosophie au « doute » afin qu’elles ne pourrissent point, et qu’elles soient bien conservées jusqu’au passage de mon baccalauréat.
Dans son second paragraphe, il différencie un autre type de doute, qu’il qualifie de « forcé » et « triste ». Ce doute d’après lui est consécutif à une erreur, il n’est donc pas choisi, nous sommes contraints de l’exprimer, car nous avonsla preuve que notre thèse est erronée. Il nous paraît donc « violent », puisqu’il est ressenti comme une contrainte. Selon Alain, ce doute n’avance à rien, puisque c’est avant d’être trompé qu’il aurait fallu douter de ce savoir bancal. Il qualifie ensuite ce doute comme un « regret », car la personne trompée regrette d’avoir prêter sa confiance à une pensée qui finalement n’avait aucun fondement.Mettons-nous maintenant à la place de ce mari qui vient d’apprendre que sa femme l’a trompé. Après avoir cru pendant des années à la fidélité de sa compagne, il s’aperçoit, après coup, qu’il aurait peut être dû douter avant de lui accordé sa confiance. Ainsi maintenant que des cornes ont surgis sur son front, c’est un profond regret qu’il ressent, puisqu’il se dit «J’ai été aveugle, cette femmen’était pas digne de ma confiance, je sais désormais qu’elle n’est pas fidèle ».
Par la suite, le philosophe, tient l’incrédulité comme la seule vérité valable. Cette même incrédulité d’après lui, a toujours fait preuve de fiabilité et ne s’est jamais heurté à un quelconque obstacle, puisqu’elle « n’a pas encore donné sa mesure ». Il prône alors un examen constant des idées afin de leurs trouverleurs hypothétiques lacunes ou critiques ainsi que les principes qui fondent l’idée : « Examiner toujours ».
Enfin dans son dernier paragraphe, Il dénonce le coté agréable de la croyance. Ce plaisir semble indissociable de la croyance. L’enfant qui croit au père Noël n’est-il pas heureux ? Il est heureux car sa croyance lui fait ignorer les dures heures de labeur auxquelles ses parents sesont livrés afin de lui acheter sa nouvelle console! Au lieu de cela, on lui dit que des cadeaux lui tombent du ciel servis par un bienfaiteur de l’humanité qui fait preuve d’une attention particulière à son égard. Mais cependant d’après Alain, il faut se priver de ce coté agréable, car nous serions par la suite frappés du « doute triste » qui frappe après que l’on se soit trompé. Enfin l’auteurnous met en garde : Si jamais nous ne sommes pas incrédules, alors nous vivrons dans un monde opprimé, injuste et continuellement en conflit. Le risque de perdre notre liberté peut s’expliquer par le fait que les croyances rendent nos esprits dépendants et esclaves d’elles-mêmes. En ce qui concerne la justice, on peut prendre l’exemple de la justice actuelle qui se doit d’être impartiale et de nepas accorder de crédit aux accusations dénuées de fondements. La paix, elle est assurée à partir du moment ou l’on cesse de croire, car par la même occasion, on n’est plus trompé, et nous n’éprouvons plus de remords, ce qui éviterait plein de conflits.

La première objection que l’on pourrait adresser à la méthode d’Alain serait une critique analogue de la thèse sceptique : Si l’on...
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