Albert camus

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  • Publié le : 7 décembre 2010
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Albert Camus est l’un des auteurs majeur du mouvement de l’absurde au 20ém siècle, c’est un auteur engagé politiquement puisqu’il fait partie du parti communiste de 1935 à 1937 avant d’écrire pour des journaux de gauche. Il s’implique dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale dans le journal « combat ». Puis il s’oppose à la guerre d’Algérie en 1956. Le roman L’Etranger publié en 1942est une œuvre intrigante et très différente des conventions habituelles du roman. Le récit se déroule à Alger, dans les années 1940 où l’Algérie était encore une colonie Française.
En quoi l’extrait de l’exécution de l’Arabe par Meursault est il un passage central du roman ?
A partir de l’évocation de l’étrangeté et l’absurdité du héros, et de l’aspect tragique decet extrait nous allons démonter l’importance majeure de cet extrait dans le roman.

Albert Camus, dans cet extrait de L’Etranger évoque l’étrangeté et la particularité de Meursault.
Tout d’abord, le champ lexical de la mer(« un océan de métal bouillant » l5) ou encore (« une plage vibrante de soleil » l10), du soleil et de la lumière : «  même soleil, même lumière »(l1et2), « la brulure du soleil » (l15), « le même soleil » (l16 et 17), «la lumière a giclé » (l25), «  les cymbales du soleil sur mon front » (l32), « pleuvoir du feu » (l38). L’ensemble de ces champs lexicaux et de toutes ces métaphores autour du soleil, de la chaleur, de la lumière et de la mer lui évoque une sensation de mal être comme le montre les lignes 20 à 23 : « j’ai fait un mouvementen avant, je savais que c’était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil d’un pas » ou encore la ligne 30 : « mes yeux étaient aveuglés derrière se rideau de larmes et de sel »
De plus, à travers le récit de Meursault, la mer lui évoque le bonheur et la tranquillité (exemple lors des retrouvailles avec Marie, ou, le jour du diner chez Macon et sa femme en compagnie deRaymond et Marie) . Cette harmonie va être bouleversé par le soleil et la chaleur qui sont perçut comme des éléments hostiles, omniprésent et agressif (« même soleil, même lumière » l1et2) ou (« les cymbales du soleil sur mon front » l32). Le soleil symbolise les enfers, la conséquence de cette agression visuelle par cette forte lumière reflétant le soleil sur le couteau de l’Arabe («  La lumière àgiclé sur l’acier et c’était comme une longue lame étincelante qui m’atteignait au front » l25 à 27) entraine Meursault dans un état qu’il ne contrôle plus et le pousse a commettre l’irréparable.
Enfin, cet extrait illustre aussi la passivité de Meursault face à un choix. Il mène une existence banale, limitée à la répétition mécanique des gestes quotidiens et à la recherche desensations très primitives (« J’ai pensé que je n’avais qu’un demi tour à faire et ce serait fini. Mais toute cette plage vibrante de soleil se pressait derrière moi » l 9 à 11). Il vit une sorte de torpeur, une étrange indifférence. Au moment d’agir, de choisir entre deux activités, il dit souvent «  ça m’est égal » et n’exprime donc jamais son opinion personnelle. Meursault se comporte de la sorte sansillusion et sans comprendre le sens des valeurs que l’on doit respecter, comme si pour lui la vie n’avait pas de sens et tout n’était que pur hasard.
Toutefois, ce passage ne révèle pas seulement l’étrangeté du personnage principal de l’œuvre mais aussi un aspect tragique et déconcertant du texte.

D’abord, le champ lexical de la douleur et de la souffrance est utilisé :(« Lame étincelante qui m’atteignait au front » l26), (« Cymbales du soleil sur mon front » l32), (« Cette épée brulante rongeait mes cils et fouillait mes yeux douloureux » l34), («  Tout mon être s’est tendu et j’ai crispé ma main sur le revolver » l38). La mort et les sensations de meurtre sont aussi omniprésente dans se passage («  L’Arabe à tiré son couteau » l24), (« La gâchette à cédé »...
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