Albert camus

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  • Publié le : 9 mai 2010
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Encore un chef-d'oeuvre

C'est HambreElie qui m'a donné l'idée. Enfin, cette idée trottait depuis un petit moment, mais il fallait une étincelle - il me faut malheureusementtoujours une étincelle pour déclencher quelque chose. Quand j'ai pris en main L'étranger, livre que j'avais déjà parcouru avidement lorsque j'étais collégien, je ne savais pastrop à quoi m'attendre. Mais je pressentais bien que cette nouvelle lecture du court roman serait l'occasion d'une nouvelle perception de l'oeuvre. Je ne me trompais pas. Il y aun temps pour lire et apprécier certains livres. Je me dis également que je passe très certainement à côté d'excellents livres et que certaines de mes critiques précédentes surce blog sont finalement un peu sévères et ne correspondent qu'à la perception d'une oeuvre, en regard d'un état d'esprit à un moment de ma vie.

Meursault apprend le décès desa mère, mais n'y réagit pas. C'est le premier choc pour le lecteur. Choc relatif aujourd'hui, cependant. On se demande si le narrateur n'est justement pas sous le choc de lanouvelle et s'il ne réalise pas. D'ailleurs, il ne veut pas voir le corps, il ne veut pas matérialiser cette mort.
Il aime le silence. Il n'aime pas parler. On sent que parleret écouter lui demande un certain effort (ex : le concierge à l'asile). Il ne comprend pas l'administration (asile, procès). Il s'ennuie profondément et cherche à faire passer letemps (la journée au balcon). Finalement, qu'il soit en prison ou chez lui le dimanche, l'ennui est presque le même. Cet ennui, cette routine, cette habitude, tous ces élémentsreviennent régulièrement dans le roman. « Pour moi, c'était sans cesse le même jour qui déferlait dans ma cellule et la même tâche que je poursuivais. » Le mythe de Sisyphe
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