Alchimie du verbe, rimbaud

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Une saison en enfer L’Alchimie du verbe Du début à…le sommeil de la virginité »
Arthur Rimbaud 1854-1891. Ecrit ses poèmes entre 16 et 21 ans….. 
Une saison en enfer est un recueil de poèmes en prose, rédigé en juillet 1873 (Il a 19ans). Il vient de traverser une période de crise : Verlaine, avec qui il avait une liaison, vient d’être emprisonné après l avoir légèrement blessé en luitirant dessus
Les Délires I et II , sont placés au centre des 9 poèmes de La saison en enfer,. Alors que « Vierge folle » ou « Délires I » sont construits comme un long monologue adressé à Verlaine, « Alchimie du verbe » ou « Délires II » , dont nous allons étudier le début, dresse le bilan d’une aventure poétique .
Question : En quoi ce poème est-il un bilan de l’œuvre poétique de Rimbaud ?Plan  :
1. Le refus d’une forme d’art conventionnelle
2. Explication du titre et constat du non aboutissent de la quête.
3. Illustration  : Le poème « loin des oiseaux » 
Le refus d’une forme d’art conventionnelle
* La forme du poème : les poèmes en prose alternent avec des poèmes en vers : l’extrait étudié : deux poèmes en prose qui encadrent deux poème en vers à la formeinhabituelle non conventionnelle : Le premier comprend 3 quatrains et 1 vers, tous en hendécasyllabes (11 syllabes), le 2° comprend 5 quatrains en vers de 3 à 12 syllabes.
* Rejet de la modernité : « je trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne »
* Enumération baroque de toutes les formes d’art qui s’opposent aux goûts conventionnels : peinture «  peinturesidiotes », sculpture « dessus de porte », théâtre « décors », littérature «  littérature démodée…romans..contes…livres » et musique « opéras…refrains…rythmes ». Cette énumération est un pied de nez au Parnassiens qui disent n’aimer que ce qui est beau. En effet, de manière paradoxale, Rimbaud ajoute des qualificatifs dévalorisants aux différentes formes d’art « peintures idiotes » « enluminurespopulaires » « littérature démodée » « latin d’église » « livres érotiques sans orthographe » « refrains niais », soulignant ainsi ses goûts qu’il revendique comme étant opposés aux goûts conventionnels de ses contemporains.
* Préférence systématique pour tout ce qui touche aux souvenirs et à l’enfance « saltimbanques…nos aïeules…contes de fée…petits livres de l’enfance…vieux…naïfs »
*Dans le même ordre d’idée, il rejette toute forme de poésie « narrative » et aimerait juste laisser la place aux rêves afin d’imaginer des « croisades », des « voyages de découvertes », des «  républiques » « dont on n’a pas de relation » et qui n’ont «  pas d’histoire »

* Il justifiera ces énumérations de ses b goûts dans la 2° partie en prose « La vieillerie poétique avait une bonne partdans mon alchimie du verbe » (Cette « vieillerie poétique » est illustrée par le 2° poème et les expressions désuètes « sommeil d’amour » ou les thèmes ‘Reine des Bergers » . )
Le titre : un langage nouveau
* Un alchimiste est celui qui, par des mélanges savants et compliqués de diverses matières, prétend arriver à fabriquer de l’or, matière précieuse et épurée par excellence.
* Lamétaphore qui fournit le titre à ce poème en prose désigne ainsi l’art poétique tel que le conçoit Rimbaud : une sorte de manipulation créatrice du langage jusqu’à ce qu’il atteigne la perfection.
* L’auto- citation du poème « Voyelles » (sonnet écrit 2 ans auparavant)**dans lequel le poète maniait les synesthésies en mélangeant sons et couleurs « inventer un verbe poétique accessible, unjour ou l’autre, à tous les sens » précédée du passé « j’inventai » a un effet miroir. « Je réservais la traduction » sous-entend qu’il n’a jamais pu mener à bout son expérience, la concrétiser par des poèmes. . 
* Dès le premier vers « A moi. L’histoire d’une de mes folies », séparé du reste du poème, le poète annonce qu’il va parler du passé. « une de mes folies » fait allusion à ce désir...
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