Alcools

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  • Publié le : 14 décembre 2010
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Alcools est un recueil de poèmes écrit par Guillaume Apollinaire, paru en 1913. Ce recueil est le fruit de quinze années de poésie d'Apollinaire, et annonce la quête de modernité, de jeu avec latradition, de renouvellement formel de la poésie du poète. Alcools est un recueil pluriel, polyphonique, qui explore de nombreux aspects de la poésie, allant de l'élégie au vers libre, mélangeant lequotidien aux paysages Rhénans dans une poésie qui se veut expérimentale, allant d'une quasi perfection formelle et d'une grande beauté (Mai) à un hermétisme, un art du choc, de l'électrochoc, qui a valu àApollinaire d'être qualifié de mystificateur. Alcools montre le poète déchiré sentimentalement par la rupture amoureuse que l'histoire littéraire a retenu, à travers des poèmes tels que Mai, LesColchiques, et surtout La Chanson du Mal Aimé.
Guillaume Apollinaire, après avoir assisté à une lecture par Blaise Cendrars lui-même de sa future publication, La Prose du transsibérien et de la petiteJehanne de France, a décidé de métamorphoser son futur recueil, Alcools. Il a donc placé Zone en ouverture du recueil, ce qui en faisait le manifeste, et a supprimé toute trace de ponctuations'inspirant de l'innovation de Cendrars. Le recueil ayant été publié avant la Prose du Transsibérien, on attribue souvent, de manière erronée, la primeur de la suppression de la ponctuation à Apollinaire. Cedernier a dit avoir opéré cette suppression car en poésie, le rythme du vers et de la respiration suffisent. Au-delà de cette considération, cette suppression a permis de créer des images inédites enrapprochant certains termes comme par accident. On pense par exemple au vers de Zone : « Ils croient en Dieu ils prient les femmes allaitent des enfants » où, dans une première lecture, à cause del'utilisation transitive du verbe « croire », l'absence de ponctuation conduit à lire le verbe « prier » comme lui aussi transitif, « les femmes » apparaissant alors comme complément d'objet direct du...
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