Alfred

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  • Publié le : 30 avril 2013
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« L’Homme romantique n’est pas mort… »

Il relève du poncif que de constater que la majorité des poètes romantiques ne sont guères lus de nos jours. Le charme désuet qu’oncontinue à leur reconnaître ne les empêche pas de vieillir doucement dans la gangue des anthologies poétiques poussiéreuses réservées aux initiés ou aux passionnés, ces nostalgiquesincurables. Il est cependant des voix, dont nous pensons, à notre modeste niveau, faire partie, pour s’élever devant ce constat injuste et injustifié qui passe sous silence toute lamodernité de l’écriture romantique, les points communs de l’époque de Musset et de la nôtre, la relative intemporalité du mal du siècle. Déjà, les poètes surréalistes battaient en brèche cecarcan réducteur qui reléguait le Romantisme au rang de simple épiphénomène littéraire : «L’histoire du romantisme, telle qu’elle s’enseigne, est à refaire de fond en comble. »[1]Le drame personnel de Musset et ses répercussions dans son œuvre, les arcanes du processus créateur, les liens problématiques de l’artiste et de son temps, les atermoiements de ladifficulté d’être restent des thématiques qui entrent en résonance avec les turpitudes de notre propre époque qui en sont, dans une large mesure, les héritières. Il conviendra donc desonder les résurgences du Romantisme et du mal du siècle, à travers une réflexion sur la modernité et de nouveaux concepts comme la « postmodernité », le « néoromantisme », voire letechnoromantisme » qui, pour sembler parfois arbitraires et sujets à caution, n’en apportent pas moins un éclairage fructueux sur la capacité de l’ « Homme romantique » à transcenderles époques…

Qu’a-t-on véritablement hérité du Romantisme, à prendre ici au sens large ? Une certaine nostalgie des temps médiévaux ? Une douleur diffuse devant la condition humain
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