Alimentation et plaisir

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  • Publié le : 19 avril 2011
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Le 21 mars, on entrait dans le printemps et déjà, les magazines et les publicités se sont emparés de cet événement pour étaler les régimes amaigrissants qui nous aideront à être au top cet été. L'amaigrissement fait parti de ces sujets récurrents qui font vendre. L'équilibre alimentaire en est un autre...les politiques, les professionnels de la nutrition, et les recherches scientifiques necessent de nous informer sur ce qui est favorable ou nocif à notre bien-être et à notre équilibre alimentaire.
Parallèlement, les grandes surfaces nous proposent un choix de produits alimentaires à la limite de la démesure. Parmi ces discordances, on peut sedemander si nous savons encore réellement juger nous-mêmes, de ce qui est peut être bon pour notre santé et de ce qui pourrait nuire à celle-ci.
Sommes-nous encore capables d'écouter nos sens?
Manger est tout d'abord un besoin primaire, l'Homme comme l'animal a besoin de se nourrir pour vivre mais l'alimentation est également une source de plaisir, la nourriture éveille les sens. Ledéveloppement de l'industrie dans les pays dits développés et la consommation de masse est venue bouleverser nos comportements alimentaires, le changement de nos modes de vie a également participé à cela.
Aussi, il n'est plus évident de s'y retrouver, il semblera donc intéressant de définir dans un premier temps, le sens de l'expression « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».
Puis, dans unsecond temps, il sera utile d'étudier la relation qu'entretient la nourriture avec nos émotions.
Enfin, et afin de faire le tour de ce sujet, nous nous questionnerons sur le thème du goût.

« Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es ».

Cette expression pourrait être traduite par le fait que l'on devient ce que l'on mange. Mise à part le côté imagé voire absurde de celle-ci, il estréaliste et censé de penser qu'après avoir avaler une substance tout d'abord étrangère à notre corps, nous devenons en quelque sorte cette substance. Ceci peut s'expliquer par le fait que notre corps puise en elle tous les nutriments nécessaires à son développement. Aussi, l'aliment mangé devient nous, et nous devenons cet aliment. Au delà de cette image, cette expression appuieégalement le fait que manger fait partie intégrante de notre identité culturelle. Aussi, notre nature omnivore de " mange-tout " pourrait engendrer l’ambivalence. Il nous faut être conservateurs si nous désirons préserver notre identité, si nous ne voulons pas risquer d’être détruits ou possédés. C’est pourquoi nous consommons des aliments traditionnels, nous définissons des règles culinairesintangibles. En mangeant toujours les mêmes choses, toujours de la même manière, nous restons identiques à nous-mêmes et nous ne prenons aucun risques. Seulement la reproduction de l’identique a tendance à engendrer de la monotonie. Aussi pour nous échapper de cette monotonie, nous mangeons des aliments nouveaux qui nous ravivent et nous permettent de nous surprendre nous-mêmes.Nous nous approprierons les qualités que nous prêtons aux aliments que nous consommons ; ou bien, lassés de ce que nous sommes, décidés à des changements radicaux, aspirant à devenir autres, tel des explorateurs, nous consommons des aliments nouveaux. D’où, aujourd’hui, cette ambivalence vis-à-vis desaliments plus forte que jamais. D’où aussi notre relation de plus en plus problématique et complexe face à la nourriture, qui s’explique sans doute par l’abandon de normes et de valeurs collectives, imposées par le milieu social d’origine, au profit de valeurs individuelles : évidemment, le mode d’alimentation et les choix symboliques et affectifs qu’il implique sont eux aussi en libre...
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