Allez les filles christian baudelot et roger establ

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Conférence de sociologie Roussel Claire

Fiche de lecture

Christian Baudelot et Roger Establet
Allez les filles ! Une révolution silencieuse en 1992
Editions du seuil : édition mise à jour en 2006

Plan de la fiche :
I Présentation rapide des auteurs
II Enjeux de l’ouvrage
III Synthèse
IV Lesméthodes sociologiques utilisées
V Commentaires critiques, discussion

I Présentation rapide des auteurs

♦ Christian Baudelot est un sociologue français né en 1936. Il a fait des études à l'École normale supérieure (1960-1964). Il a une agrégation de Lettres Classiques et un doctorat en sociologie. Il s’intéresse tout particulièrement à l'éducation et à la sociologie du travail. Il enseigneaujourd’hui la sociologie au département de sciences sociales de l'École normale supérieure (Ulm) et travaille comme chercheur au Centre Maurice-Halbwachs (CNRS/EHESS/ENS).
♦ Il a déjà publié plusieurs ouvrages en collaboration avec Roger Establet tels que le niveau monte et l’école capitaliste en France. Il a enseigné à l’ENSAE (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique) et aainsi participé à la construction des bases théoriques de la statistique française.
♦ Ses premiers ouvrages s’inscrivent dans le paysage marxiste puis peu à peu l’idéologie marxiste disparaît pour laisser place à une sociologie plus Durkheimienne (exemple : Suicide. L'envers de notre monde).

♦ Roger Establet est un sociologue français né en 1938. Il a fait ses études à l’ENS et a obtenul’agrégation de philosophie. Il a participé au projet d’Althusser qui consistait en une lecture nouvelle du Capital de Marx. Il est spécialiste de la sociologie de l’éducation et enseigne aujourd’hui à l’université de Provence.

II Enjeux de l’ouvrage

La thèse de l’ouvrage est annoncée clairement dès la première phrase de l’avant-propos : « Pour l’instruction des femmes le grand siècle c’est levingtième siècle. »
Les auteurs font le constat d’une progression spectaculaire et régulière des scolarités féminines : montée des effectifs féminins au lycée et dans le supérieur, augmentation des taux d’accès au baccalauréat. Ils mettent même en avant une supériorité féminine dans le domaine de l’éducation : moins de redoublements que les garçons à l’école primaire, moins de départ pourl’apprentissage au collège, plus nombreuses que les garçons au lycée et meilleurs résultats au baccalauréat, plus nombreuses à l’université. Ce mouvement social de grande ampleur est le signe d’un changement de mentalités et de la réduction des discriminations de sexe à l’école.
Mais cette vision optimiste est à nuancer car il existe une ombre au tableau : les progrès scolaires des filles ne seconcrétisent pas forcément par des améliorations sur le marché du travail (inégalité de salaire, ségrégation de l’emploi) ou dans les familles (séparation des tâches ce qui laisse les tâches les plus quotidiennes et les plus astreignantes aux femmes). Même dans le domaine scolaire il faut relativiser les progrès effectués car il y a une forte ségrégation de filières : les filières scientifiques restent« réservés » aux garçons.
Pour un même fait social on constate deux orientations contradictoires : progression des scolarités féminines MAIS persistance de ségrégations hommes-femmes. L’ouvrage va donc chercher à savoir si la progression des filles à l’école doit être considéré comme un fait social de grande ampleur capable de bouleverser les rapports entre les sexes dans la société ou justecomme un fait social à portée limitée qui se contenterait de repousser la barrière entre les sexes vers le haut (sur le marché de l’emploi par exemple).

III Synthèse de l’ouvrage

« Plus de bachelières que de bacheliers »
Les auteurs constatent la progression fulgurante du nombre total de bacheliers de 1900 à nos jours. En 1971 les filles devancent les garçons en décrochant...
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