Alm en bref

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  • Publié le : 4 juin 2012
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La Gestion Actif/Passif ou Asset and Liability Management (ALM) en bref

Définition : l’ALM peut être définie comme une méthode globale et coordonnée permettant à une entreprise, et notamment à une banque, de gérer la composition et l'adéquation de l'ensemble de ses actifs et passifs et de son hors-bilan en vue d’un meilleur équilibre risque/rentabilité.

Objet : la gestion financière offreplusieurs techniques de gestion du risque qu’on peut regrouper entre adossement, immunisation, diversification et couverture à terme. Mais pour comprendre l’objet de l’ALM, il faut se souvenir que la gestion globale des risques consistait avant 1970 à la gestion du passif. Puis elle s’est étendue à la gestion de l’adéquation de variation de valeur du couple actif/passif jusqu’en 1980. Depuis, elles’est intéressée au calcul du rendement des fonds propres.
L’ALM vise à maîtriser dans les meilleures conditions de rentabilité des fonds propres, les conséquences négatives potentielles des risques financiers. En d’autres termes, il s’agit d'optimiser la rentabilité des fonds propres tout en préservant un niveau acceptable de risque de taux, de change et de liquidité. En outre, il faut veiller àassurer une allocation de ces fonds propres de manière à adapter le volume et la structure des emplois et ressources et des activités à l'évolution du marché et à l'environnement financier et réglementaire, notamment aux ratios prudentiels. On parle alors d’optimisation du couple risque/rentabilité.

Intérêt : l’ALM est un puissant outil de création de valeur pour l’actionnaire et de contrôledu risque, lequel n’est plus considéré comme un élément « intangible » sujet seulement à une mesure qualitative. Dans le cas particulier des risques financiers imputables aux soubresauts des marchés financiers, les techniques et outils de l’ALM en permettent une meilleure définition, une mesure quantitative (donc plus précise), une planification plus élaborée mais également une gestion plusadéquate.
La gestion actif/passif apporte des informations déterminantes dans les choix stratégiques, sur les marges réalisées par produits ou par activité, et donc sur les performances économiques des différents secteurs, sur la sensibilité de l’institution aux évolutions des marchés financiers, etc. C’est ainsi que l’ALM débouche sur des préconisations d’actions en termes de financement, d’allocationdes fonds propres, de placement, de couverture et de tarification voire même de titrisation (securitization).

Domaines d’application : l’ALM trouve son application essentiellement au niveau des institutions financières non monétaires ou IFNM (banques, établissements financiers, compagnies d’assurances, fonds de pension, etc.), des banques centrales, des grandes entreprises et des Etats (TrésorsPublics). A l’origine, l’on a eu recours à l’ALM pour gérer les risques financiers des IFNM (risques de taux d’intérêt, de taux de change et de liquidité), risques auxquels elles sont quotidiennement confrontées dans leurs bilans. Les banques centrales n’ont pas tardé à leur emboîter le pas surtout pour la gestion des réserves de change (en or et devises). Certaines grandes entreprisess’intéressent également à une gestion de type ALM pour faire face à leurs risques financiers et notamment les risques de taux mais la pratique est encore embryonnaire. Au niveau des Etats, le recours à l’ALM est encore plus récent et se justifie par le souci d’une saine gestion de la dette publique laquelle est particulièrement sujette aux risques de marché, de liquidité et de contrepartie. Les Etats de l’OCDEsont pionniers en la matière.

Risques pris en compte : l’ALM ne se considère pas comme la panacée face à tous les risques que pourrait rencontrer une banque. Elle se veut un ensemble d’outils et de techniques prenant en compte la gestion des risques financiers que sont le risque de taux d’intérêt, le risque de change et le risque de liquidité. Elle n’a donc pas vocation à gérer...
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