Alternance codique

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1451 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 juin 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Alternance codique
L’alternance codique ou alternance des langues, l’un des phénomènes résultant des contacts des langues, est la juxtaposition à l’intérieur d’un même échange verbal de deux systèmes ou sous systèmes grammaticaux différents. L’alternance codique est l’équivalent du code switching en anglais. Switching est le gérondif du verbe to switch. «To switch on» signifie brancher,allumer. “To switch off” veut dire débrancher, éteindre. Par extension ce gérondif est employé pour signifier changer mais changer d’un coup plutôt que graduellement. Le code switching s’applique au processus intellectuel lié au changement.
L’un des objectifs de l’étude du bilinguisme est de rendre compte de l’alternance des langues dans un discours ou dans une conversation. Il y achoix parce qu’on ainsi qu’on le sait, la majorité des populations emploient, la plupart des temps, plus d’une langue, pour leurs besoins communicatifs. Chaque langue a ses caractéristiques propres, et présente des dialectes, des sociolectes distincts. Les règles qui régissent les alternances codiques sont à distinguer de celles liées à la situation diglossique. L’alternance peut être envisagée commeune action et donc un acte volontaire et intentionnel du locuteur ou comme résultat d’un mode de parler où l’on est habitué à changer de langue de manière fréquente et régulière. Le premier est lié directement à l’individu et aux choix qu’il fait. Le second est le produit de la situation diglossique ; Il est donc collectif.
GUMPERZ distingue deux types d’alternance : alternancesituationnelle où des variétés linguistiques distinctes sont liées à des situations, à des activités distinctes et alternance conversationnelle qui a lieu à l’intérieur d’une même conversation d’une manière moins consciente plus automatique, sans qu’il y ait changement d’interlocuteurs, de sujets de conversation ou d’autres facteurs majeurs dans l’interaction.
Le choix des langues est à distinguerdes autres phénomènes comme les interférences et le pidgin, liés aussi aux contacts des langues. Les interférences et les changements syntaxiques se présentent comme instances de rapprochement qi conduisent à l’intégration et à la fusion des deux codes en présence, tandis que l’emprunt et l’alternance codique gardent le caractère distinct des deux codes. Dans le cas des pidgins, les deux codessont confondus dans une nouvelle langue. Les pidgins sont les moyens de communication entre personnes qui n’ont pas la même langue, ce qui explique le manque de sentiment de loyauté au groupe. Ce qui n’est pas le cas pour l’alternance où le locuteur parle les deux codes.
Quant au recueil des données suffisantes et concrètes sur les alternances, il n’est pas toujours aisé de le faire, carelles ne sont pas régulières dans les conversations et les discours. Parfois le chercheur s’efforce de recueillir un grand nombre de données mais qui ne contient qu’un petit nombre d’alternances. Les alternances varient en fonction des individus et des sujets de conversations. Il faut distinguer entre sa signification sociale et sa signification dans l’histoire personnelle de l’individu.L’alternance est-elle une étape dans la mutation linguistique ou le résultat d’un bilinguisme table? Quel est le rôle de la compétence dans ce domaine? Faut-il distinguer entre alternance produit de la diglossie dans la société et celle directement liée à l’individu et aux choix qu’il fait? Quelles sont les variables qu’on peut relever dans l’interaction?
A ces questions peuventrépondre des recherches en psycholinguistique. Dans cette discipline, on a émis une hypothèse qu’il existe non pas un processus unique permettant de passer d’une langue à une autre, mais deux types d’alternances différents : le premier contrôle la capacité de produire, on l’appelle « output Switch». Le second contrôle la capacité de réception, on le nomme « input Switch».
On oppose le...
tracking img