Amina

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1374 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Extrait du résumé
Nedjma est un roman de Kateb Yacine (1929-1989). Il a été publié en 1956 aux Éditions du Seuil à Paris. L'oeuvre est parue au moment où l'Algérie se battait pour acquérir son indépendance. Nedjma est considérée comme étant un récit fondateur de littérature algérienne moderne.
Résumé de Nedjma de Kateb Yacine
Rachid, Lakhdar, Mourad et Mustapha sont amis. Engagés commeouvriers, ils partent pour un village de l'est de l'Algérie. Dès son arrivée, Lakdar s'attire des ennuis : il porte un coup au directeur de chantier, Monsieur Ernest, ce qui lui vaut la prison ; toutefois il parvient à s'évader.
nedjma

Nedjma, c'est un amour d'enfance, c'est la femme éternelle, c'est l'Algérie.
Nedjma, c'est l'obsession du passé, la quête de l'inaccessible, la résurrection d'unpeuple. Nedjma, c'est la femme-patrie. Publié en pleine guerre d'Algérie, Nedjma échappe cependant, comme toutes les œuvres majeures, aux circonstances de sa naissance et s'impose, quarante ans après, comme l'un des romans contemporains les plus forts.

Kateb Yacine

est né à Constantine, en 1929.
Généralement considéré comme l'un des principaux fondateurs de la littérature maghrébine moderne delangue française, initiateur du renouvellement du théâtre algérien en arabe parlé, Prix national des Lettres en 1988, il est mort de leucémie à Grenoble en octobre 1989.

Né à cheval entre deux cultures, Kateb Yacine appartient à une génération que
les conditions historiques et sociales de son époque auront fortement marquée.
Enfant, il sera jeté dans la « gueule du loup », c’est-à-dire àl’école française,
où il apprendra la langue de l’occupant et sera introduit à sa culture. Loin d’y
voir un enrichissement, Kateb considérera cela comme le début de l’aliénation
linguistique et culturelle:
« Dès l’âge le plus tendre, à l’école, des Algériens de ma génération ont connu le
déchirement entre ce qu’ils étaient et ce qu’ils apprenaient. Avides d’absorber
cette culturefrançaise qui s’offrait à nous comme LA CULTURE, la fenêtre ouverte
sur le monde moderne, nous n’en ressentions pas davantage tout ce qui la séparait
de notre place au sein de nos familles dans la communauté des vaincus, des
humiliés, des pauvres. Je découvrais que ce que j’avais appris pendant la journée
m’isolait lentement de mon milieu. Je devenais l’intrus, presque l’ennemi. Dans
mabouche, les miens retrouvaient le langage du vainqueur… Ainsi je vivais sans
répit le heurt de deux mondes. » (Témoignage Chrétien, 04-04-1958)
Les manifestations nationalistes de mai 1945, auxquelles, alors jeune lycéen, il
participera, seront pour lui une expérience douloureuse et le marqueront pour
le restant de sa vie : arrêté, il sera emprisonné, torturé, et, une fois libéré, il
seretrouvera exclu du lycée. La naïveté de l’adolescent disparaîtra et une prise
de conscience aura lieu qui lui fera découvrir sa condition de colonisé, d’aliéné,
d’exploité. Alors commencera une longue quête d’identité, accompagnée d’un
questionnement et d’une évaluation du passé : Qui suis-je ? Qui sommes-nous ?
Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi tant de défaites séculaires ?
Ce quisingularisera la quête et la démarche de Kateb, c’est qu’elle se fera au niveau
de l’imaginaire : doué pour l’écriture, ou plutôt « écrivain-né », il transposera sa
quête dans le monde de la littérature afin d’en faire une épopée, celle de l’Algérie,
son pays meurtri, « une patrie en gestation qui n’en finit pas de venir au monde ».
La quête commencera par une plongée dans le passé, celuide la famille, de la
tribu : « Ce n’est pas revenir en arrière qued’honorer notre tribu, le seul lien qui
nous reste pour nous unir et nous retrouver, même si nous espérons mieux que
cela.» (Nedjma, 1956 : 123)
Faute de faits historiques suffisants, Kateb procédera à une fonctionnalisation du
mythe des origines à des fins littéraires, et qui sera fondé sur deux éléments : le
nom et le...
tracking img