Analyse de 10 fables de la fontaine

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  • Publié le: 12 février 2011
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DOSSIER DE FABLES

Etude des fables de La Fontaine, livres VII et VIII.

I. La cour du Lion Livre VII, fable VI.
II. La Tête et la Queue du Serpent Livre VII, fable XVI.
III. Le Rat qui s’est retiré du monde Livre VII, fable III.
IV. Les Femmes et le secret Livre VIII, fable VI.
V. Le Cochon, la Chèvre et le Mouton Livre VIII, fable XII.
VI. Le Héron – LaFille Livre VII, fable IV.
VII. L’Ingratitude et l’Injustice des Hommes envers la Fortune Livre VII, fable XIII.
VIII. Le Savetier et le Financier Livre VIII, fable II.
IX. Les deux Amis Livre VIII, fable XI.
X. Le torrent et la rivière Livre VIII, fable XXIII.

Crédits photos : www.shanaweb.net
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LA COUR DU LION - Livre VII, fableVI

Sa Majesté Lionne un jour voulut connaître
De quelles nations le Ciel l'avait fait maître.
Il manda donc par députés
Ses vassaux de toute nature,
Envoyant de tous les côtés
Une circulaire écriture,
Avec son sceau. L'écrit portait
Qu'un mois durant le Roi tiendrait
Cour plénière, dont l'ouverture
Devait être un fort grand festin,
Suivi des tours de Fagotin.
Par ce trait demagnificence
Le Prince à ses sujets étalait sa puissance.
En son Louvre il les invita.
Quel Louvre ! Un vrai charnier, dont l'odeur se porta
D'abord au nez des gens. L'Ours boucha sa narine :
Il se fût bien passé de faire cette mine,
Sa grimace déplut. Le Monarque irrité
L'envoya chez Pluton faire le dégoûté.
Le Singe approuva fort cette sévérité,
Et flatteur excessif il loua la colère
Etla griffe du Prince, et l'antre, et cette odeur :
Il n'était ambre, il n'était fleur,
Qui ne fût ail au prix. Sa sotte flatterie
Eut un mauvais succès, et fut encore punie.
Ce Monseigneur du Lion-là
Fut parent de Caligula.
Le Renard étant proche : Or çà, lui dit le Sire,
Que sens-tu ? Dis-le-moi : parle sans déguiser.
L'autre aussitôt de s'excuser,
Alléguant un grand rhume : il nepouvait que dire
Sans odorat ; bref, il s'en tire.
Ceci vous sert d'enseignement :
Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère,
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.

Jean de la Fontaine.

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LA COUR DU LION - Livre VII, fable VI
Personnages principaux :

Le lion : Représente ici le roi,Louis XIV, par sa tyrannie et sa puissance.
L’ours : C’est un personnage maladroit qui s’attire les foudres du lion
Le singe : Hypocrite et exagère ses propos pour être aimé du roi.
Le renard : Il est rusé, et trouve un stratagème pour ne pas avoir à donner son opinion.

Résumé de la fable :

Il s’agit ici d’un Lion, représentant le roi, qui fait cour plénière dans son palais. Cependant,une mauvaise odeur ce dégageait de ce palais et l’Ours, maladroit ne fût pas discret et boucha sa narine. Le Lion, mis en colère par cet acte le renvoya. Un Singe, flatte alors la décision du roi qui n’aimait pas être courtisé de façon excessive, puni le Singe aussi. Alors, le Lion s’inquiétant pour cet odeur demanda l’avis du Renard, mais celui-ci, rusé prétexta un rhume pour ne pas avoir à dire lavérité.

La morale :

« Ceci vous sert d’enseignement :
Ne soyez à la cour, si vous voulez vous y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand».

Il s’agit d’une morale explicite. Cette morale était valable au XVIIème siècle comme aujourd’hui. Jean de la Fontaine y explique qu’il faut trouver un juste milieu entre sincérité ethypocrisie. Il dit aussi qu’il faut parfois feindre pour ne pas avoir à révéler son opinion « Répondre en Normand » et ce pour pouvoir être socialement intégré.

Avis personnel :

J’ai bien aimé La cour du Lion car, tout d’abord, elle est facilement compréhensible. De plus, lorsqu’on la lit à haute voix, la présence de rimes, de points d’exclamation et le fait que Jean de la Fontaine y ait inséré...
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