Analyse de fight club - restitution de cours ethique et identité

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  • Publié le : 8 octobre 2010
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A.O.C Ethique – RESTITUTION
« Présenter le lien entre l'identité d'un ou de plusieurs personnages d’une œuvre choisie, en la rattachant à l'un des cinq auteurs vus en cours. »

FIGHT CLUB
David Fincher

Il s’agit d’une adaptation cinématographique américaine du roman Fight Club de Chuck Palahniuk, réalisée par David Fincher et sortie le 10 septembre 1999.
Fight Club est un film quidérange. Il met à plat toutes nos obsessions, nos phobies, nos habitudes, il montre comment notre espèce est manipulée et influençable. Le film nous renvoie à nous-mêmes et à notre conscience. J’ai choisi cette œuvre car ses thèmes tournent principalement autour des problèmes liés à l’identité - qui sommes-nous, quels sont les buts de l’existence? - à sa construction mais aussi à sa destruction. Lepersonnage principal est manipulé, comme la plupart d’entre nous, par la stratégie d’entreprise qui consiste à créer des besoins, qu’ils soient des besoins d’estime, d’appartenance, de sécurité, d’auto expression, physiologiques... Ce film critique bel et bien la société de consommation, c’est pourquoi après avoir analysé les identités des deux personnages principaux, nous pourrons faire un parallèleavec l’analyse d’André Gorz, auteur étudié en cours.
Fight Club est l’histoire de Jack, un célibataire lambda, asphyxié par une vie étroite, qui est tourmenté par ses insomnies, ses voyages d’affaire successifs et ses meubles suédois en kit. Il veut, il doit ressembler aux autres, il doit être façonné à l’image du jeune cadre dynamique. A force de subir son existence il finit par s’immiscer,sans être concerné, dans des groupes de soutien aux malades pour combler sa solitude et trouver un sens à sa vie. Sa rencontre avec Tyler Durden, un marchand de savon marginal et charismatique qui partage son dégoût du système, va l’amener au renoncement, à l’abnégation. Tous deux ne s’accomplissent plus que dans des combats à mains nues entre anonymes. Ainsi naît le Fight Club qu’ils créerontensemble, plus qu’un simple défouloir, il permet d’aller à contre- courant des schémas préétablis de la société. Tous sont obsédés par le même sentiment de vide existentiel. Mais le Fight Club prend la forme d’une milice dévouée à Tyler.
L’histoire est greffée sur ces deux personnages, l’un respectant les lois de la société (Jack / Edward Norton) et l’autre non (Tyler Durden / Brad Pitt). Sonproblème d’identité et cette volonté inconsciente de s’éloigner de la société de consommation lui pousse à prendre des pseudonymes tels que Cornélius, en effet il faut préciser que son véritable nom n’est jamais dévoilé dans le film. C’est bien là la preuve du problème identitaire de Jack. Il erre dans sa vie, seul, se contentant d'un quotidien superficiel... Il a son bel appartement, son confortdernier cri, un travail sans histoire. Sa voix-off décrit sa monotonie quotidienne, son désespoir de ne rien connaître d'excitant. Sa seule passion est son mobilier IKEA, dont il dévore les catalogues. C’est par son besoin de posséder, par son matérialisme qu’il essaie de combler son vide affectif. Mais rien y fait, il souffre d’insomnies chroniques et désespère. Tyler représente l’anarchie, le rejetde la société. C’est un homme étrange, qui ne semble avoir aucun complexe et dont la vie paraît très agitée. C’est un personnage sûr de lui, aux formes athlétiques, il est en tous points aux antipodes du chétif et maladroit narrateur.
En réalité nous apprenons 30 minutes avant la fin du film que le personnage de Norton est atteint de schizophrénie, ces deux personnages ne font en fait qu’un. Etsi Tyler est présent, c’est bien grâce aux délires du narrateur qui le fait exister à travers une projection de celui qu’il voudrait être. Tyler Durden n’est que le complexe d’infériorité du narrateur, incapable d’assumer son identité profonde. Ainsi la société de consommation nous empêche-t-elle d’assumer notre véritable identité ? Voyons la pensée d’André Gorz.
D’après l’auteur, la...
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