Analyse de pratique retour de bloc opératoire d’une patiente venue pour sleeve

Situations ou activités vues ou réalisées :

Ce jour, j’ai du prendre en charge une patiente à son retour du bloc opératoire. Elle a été admise la veille pour subir une sleeve suite à une forte prise de poids. En effet, cette dame avait pris 40 kg suite à ses deux grossesses. Elle a donc choisi d’effectuer une intervention qui consistait en une résection verticale des 2/3 de l’estomac souslaparoscopie. C’est un traitement récent de l’obésité qui permet une perte de poids rapide mais qui peut entrainer beaucoup de complications.

Observations, étonnements :

Mme G est remonté du bloc opératoire le 30 novembre 2011 à 14h. Je suis allée voir la patiente afin de réaliser une évaluation de son état générale et de l’installer confortablement pour se reposer. J’ai commencé par évaluerson état de conscience à mon entrée dans la chambre. Mme G était très endormie. Il faut savoir qu’une des complications d’une surdose d’anesthésique peut être le retard du réveil. J’ai donc noté cette donnée dans le dossier et j’ai décidé que je retournerai la voir dans la demi-heure qui suit afin de repérer une amélioration de la reprise de conscience ou au contraire, une absence d’évolution. Jelui ai demandé comment elle se sentait après l’intervention. Elle m’a répondu en souriant qu’elle était soulagée que cela soit fini mais qu’elle se sentait très fatiguée. Je lui ai alors expliqué qu’elle était encore sous le coup des anesthésiques qu’elle avait eu au bloc opératoire et qu’elle devait se reposer.
Je lui ai ensuite pris les constantes. Sa tension était de 15/8, son pouls à 86 et satempérature à 36.8°C. Les dernières constantes relevées au service étaient une tension à 13/8, un pouls à 99 et une température à 36.3°C. Il n’y avait donc pas d’anomalies remarquables. L’intérêt de la prise des constantes est de déceler une complication éventuellement due à l’intervention telle qu’une infection avec une augmentation de la température, une hémorragie avec une baisse de la tensionartérielle. Plus vite l’anomalie sera repérée, plus vite on pourra alors la traiter et éviter une aggravation de l’état général de la patiente.
La patiente était perfusée au bras gauche avec un Ringer lactate 1000ml au trois quart plein. Il avait été mis en place au bloc avec un rôle d’entretien de la perfusion. En effet, cela permet que le cathéter court ne se bouche pas grâce à un débitcontinu faible et donc, cela évite de devoir repiquer la patiente pour lui administrer ses traitements antalgiques par voie intraveineuse. J’ai évalué sa douleur afin d’adapter le traitement antalgique prescrit par l’anesthésiste au bloc opératoire. En effet, prévenir et traiter les douleurs sont une priorité pour assurer un confort au patient. Une PCA de morphine était également branchée sur latubulure de la perfusion afin justement de prévenir ses douleurs. Mais un surdosage de morphine peut entrainer une dépression respiratoire. J’ai donc évalué aussi sa fréquence respiratoire ; elle était à 15 cycles/min.
Afin de prévenir tout risque hémorragique, j’ai observé ses pansements qui dans son cas étaient propres et non tachés. En effet, on cherchera à repérer d’éventuels saignements par lebiais de taches de sang au niveau des pansements. Ces tâches, s’il y en a, seront délimitées et surveiller dans les heures qui suivent afin de repérer une possible augmentation de la circonférence de la tâche, ce qui serait un premier signe visible d’hémorragie.
Avant de quitter la pièce pour la laisser dormir, je lui ai encore demandé si elle devait uriner afin de constater une reprise de ladiurèse. Elle ne voulait pas uriner, j’ai donc décidé de repasser plus tard et je lui ai indiqué qu’elle pouvait sonner à tout moment si elle avait envie d’uriner. Je lui ai aussi expliqué qu’elle ne devait pas se lever car elle risquait de faire une hypotension artérielle et de plus, du fait de l’anesthésique, elle était sujette à des vertiges. Le 1er levé sera fait le lendemain matin. Je l’ai...
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