Analyse de l'excipit de "l'etranger"

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Excipit de « L’Etranger »

Dans cet extrait, on retrouve une catharsis = Purgation
Pour la première fois Meursault expose ses sentiments. Ce n’est pas un vrai dialogue mais plus un monologue tragique.
Un mouvement de révolte
* Deux narrations différentes

* Discours indirect libre dans la première partie : On entend la vois de Meursault, ce qui rend la révolte d’autant pluspoignante.
Meursault est violent dans ses paroles, c’est la présence de l’aumônier qui le rend comme ça.
La catharsis nous donne une impression théâtrale
* Au départ de l’aumônier, Meursault se calme.
* L’oralité n’est plus présente. On retrouve le récit et le système narratif traditionnel.
Deux thèmes présents : La révolte et la paix
* Une véritable catharsis

* Présence dutragique
* La mort est présente (fatalité de la condamnation)
Meursault est physiquement faible. Il est seul face à sa destinée et au monde. L’aumônier représente « les autres » mais pas la religion.
* Focalisation interne

* Vocabulaire propre à la catharsis : « crier à plein gosier », « bondissement mêlé de joie et de colère » …

* L’aumônier à les yeux plein de larmes car ils’aperçoit qu’il ne sert à rien. Il se prend la violence de Meursault dans la figure sans rien pouvoir faire.

* Preuve du mouvement cathartique : Meursault se calme seul. Il devient enfin un héro. C’est l’accès au sublime. Le lecteur arrive enfin à le comprendre. « J’ai retrouvé mon calme », « épuisé », « pour la première fois depuis longtemps », « merveilleuse paix ».

* Une nécessaireacceptation de soi

* La révolte de Meursault se traduit également par la terreur. Il a peur de mourir. Il accède à une humanité qu’il ne se connaissait pas.

* « Je » en opposition « aux autres ». « J’avais vécu », « Je n’avais pas », ces parallélismes font passer les autres au statu de figurants.

* Meursault est enfin libre « purger de tout mal »

* Absurde : A l’aube de sa mort,Meursault est enfin heureux. Une fois la mort acceptée, Meursault est apaisé.
L’absurde paradoxe de la condition humaine
* Disparition de la linéarité du temps
Le champ d’action de Meursault était restreint jusqu'à présent.
* Plu que parfait : « j’avais eu raison ». Meursault évoque un fait passé et terminé.

* Répétition du verbe « avoir ». « J’avais toujours raison », « j’avaisencore raison ». L’imparfait à une valeur de durée. Ce qui exprime l’acharnement de Meursault : il reste avec ses convictions.
Meursault prend conscience que sa vie à un champ temporel plus large que le présent
Absurde : C’est au moment de sa mort que Meursault envisage son futur.
L’utilisation anarchique des temps créé un étirement du temps. Tout devient possible pour Meursault.
* La fin descertitudes
« Il avait […] un cheveux de femmes » : Expression habituelle : « Tenir à un fil »
* Meursault pense à Marie. Il devient plus sensible.

* « Il n’était […] mort » : Critique des dogmes religieux. Meursault juge l’aumônier comme un mort-vivant (Oxymore). Meursault est tout le contraire de l’aumônier, il est épicurien.

* « Et après ? » Cette question oratoire n’apporte pasde réponse. Meursault ridiculise la vie qui est vouée à la mort et la peur liée à cette mort.

* Meursault n’a pas peur de la mère. Ce qui explique qu’il n’ai pas pleuré à la mort de sa mère. La mort n’est pas une douleur puisqu’elle est inéluctable.

* L’énumération des personnages : Meursault compare les personnages entre eux et les assemblent. Il annule l’échelle de valeur entre lesHommes. Les personnes sont équivalentes et interchangeables. D’après lui, nous sommes tous pareil.

* La mort comme un gage de la valeur de la vie

* « Rien n’a d’importance » : résonne comme la morale du discours de Meursault à l’aumônier.

* Récurrence du verbe « importait ». Meursault perd toute illusion de vie : « Je tenais cette vérité comme elle me tenait »

*...
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