Analyse des 3 grands discours de farhneit 451

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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Dans Fahrenheit 451, Ray Brabury tente d’explique sa vision de la tournure que le monde est en train de prendre. En effet, il croit que la population s’éloigne de plus en plus des livres, ce qui n’est pas totalement faux, et pour expliquer cela, il se sert de la progression de Guy Montag à travers du roman. Montag rencontrera trois mentors pendant son périple, chacun avec une vision du mondedifférente. Tout d’abord, Beatty, le chef des pompiers, lui expliquera sa philosophie qui mènerait possiblement au bonheur général. Ensuite, Faber, un ancien professeur, donnera les critères pour qu’un livre soit utile. Enfin, Granger, un intellectuel nomade, tente de montrer ce qui compte vraiment pour l’avenir de l’humanité. Les trois mentors ayant des idées bien différentes, laquelle est vraie etlesquelles sont fausses, qui à raison? Pour bien répondre à cette question, il faut analyser chacun des discours individuellement.

Commençons par le premier discours du roman, celui de Beatty. Ce discours, qui est le plus long des trois, aborde l’évolution du rapport entre la société et les livres. Dans celui-ci, le capitaine des pompiers explique qu’au fil tu temps, qu’au fur et à mesure que latechnologie avance, tout va de plus en plus vite. L’homme cherche toujours à optimiser son temps, faire le plus possible dans un intervalle de temps minimal. «L’homme du dix-neuvième siècle avec ses chevaux, ses chiens, ses charrettes : un film au ralenti. Puis, au vingtième siècle, on passe en accéléré. Livres raccourcis. Condensés, Digests. Abrégés. Tout est réduit au gag, à la chute.»(p.82)Dans cette citation, Beatty passe d’une énumération « plus lente » où les éléments sont séparés par des virgules pour ensuite contraster avec une énumération « plus rapide » où les éléments sont séparés par des points afin de mettre l’emphase sue le changement de vitesse important et rapide de la société. (Jusqu’ici, son raisonnement tient bon).Ce changement de vitesse aura pour effet d’écourter toutjusqu’au besoin d’apprendre des hommes qui sera remplacé par les divertissements modernes. Tout le monde étant comblé, on doit aussi s’assurer que personne n’a plus à se poser des questions, que personne n’est offensé, car selon lui, quelqu’un qui raisonne trop ne peut être heureux de par le fait qu’il ne trouvera peut-être pas de réponses à ses questions. Comment faire pour n’offenser personne?Il ne faut qu’uniformiser la population pour que tout le monde soit à l’image de son voisin, éliminer les facteurs irritants. Une personne bien divertie qui n’à pas à se poser de questions serait une personne heureuse selon Beatty et c’est la que son discours se trompe. En effet, il y a une différence entre sembler heureux et être heureux. Une personne qui ne raisonne pas ne peut pas être heureusede par le simple fait qu’elle n’évoluera pas sur le plan individuel.

Ensuite, le discours de Faber, beaucoup plus court, est opposé de celui de Beatty. En effet, selon le vieux professeur, « Ce n’est pas de livres que vous avez besoin, mais de ce qu’il y avait autrefois dans les livres ». Selon lui, un livre ne sera utile que s’il remplit trois conditions. La première est la qualité del’information. Faber compare des livres à des visages et leur qualité aux pores de ce visage. Les livres ayant un bon contenu montrent les imperfections sur le visage de la vie, ce qui fera évoluer les intellectuels, mais irritera les autres. La comparaison avec le mythe d’Hercules et d’Antée est très intéressante, car ce sont les défauts de la vie qui gardent les hommes sur terre. Une vie « parfaite »nous éloigne de la réalité. La seconde condition est le loisir de l’assimiler. En effet on ne comprend un livre qu’après avoir pris le temps d’analyser son contenu, après quoi on peut sois l’accepter ou le refuser. La troisième et dernière condition est d’avoir « le droit d’accomplir des actions fondées sur ce que nous apprend l’interaction des deux autres éléments. » Cette condition implique...
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