Analyse du citoyen de thomas hobbes chapitre v

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Analyse : De cive Le Citoyen, section deuxième, chapitre V, l’Empire de I à IV

Le Citoyen ou les fondements de la politique (1642)
Thomas HobbesTraduit de l’anglais en 1649 par Samuel Sorbière, secrétaire de T. Hobbes
Notes sur l’auteur :
• Thomas Hobbes
• Naissance : 5 avril 1588, Westport, Angleterre
• Décès : 4 décembre 1679, Hardwick Hall. Derbyshire, Angleterre
• Ecole/Tradition : Contractualisme, Matérialisme
Thomas Hobbes est un philosophe, matérialiste et nominaliste anglais. Le Léviathan, sonœuvre majeure, a influencé la philosophie politique et du libéralisme. La conception de l’Etat d’Anarchie de Hobbes a influencé les études sur le réalisme.
Très vite le jeune Hobbes montre de la facilité pour les études. Il apprendra le latin et le grec. Il entre à Hertford College (Oxford) en 1603 puis à Magdalen Hall (Oxford) en 1605 Le principal de Magdalen est alors John Wilkinson, un puritainagressif qui aura une certaine influence sur Hobbes. Après avoir reçu son diplôme(en arts), Thomas Hobbes parcourut l’Europe avec différents élèves en tant que tuteur. Il est alors mis en rapport avec le père Mersenne, qui lui ouvre les portes de la société savante de Paris et l’incite à publier ses ouvrages de psychologie et de physique.
Pour Hobbes, la psychologie est l'étude de la propagation demouvements matériels qui agissent sur les dispositifs physiologiques nerveux et produisent les réactions et les attitudes. Il défend ainsi une position matérialiste, comparant le corps humain à une machine. Concernant l'origine de la connaissance, il défend une position empiriste: toute connaissance provient des sens et de l'expérience (chap. I du Léviathan).Selon Hobbes, il n'y a pas de bien etde mal à l'état de nature, mais seulement à l'état civil.
Hobbes a entièrement conscience du problème théologico-politique, c'est-à-dire des problèmes et des interférences souvent néfastes entre la sphère religieuse (surtout Chrétienne) et la sphère politique. Notamment parce qu'il a connu lui-même les guerres civiles en Angleterre. C'est ainsi qu'il consacre pratiquement la moitié de son œuvrepolitique à la question religieuse.

Contexte historique :
Au XVIIe siècle, l'histoire de l'Angleterre est marquée par la lutte contre les tentatives absolutistes de la dynastie des Stuart (dynastie de souverains qui régnèrent sur l'Écosse (1371-1714) et l'Angleterre (1603-1714)). Cette lutte aboutit au renforcement des pouvoirs du parlement qui limite définitivement le pouvoir royal.
Depuisle Moyen Âge, le pouvoir royal est limité par le Parlement qui se compose de deux assemblées législatives : la Chambre des Lords, où siègent les grands seigneurs laïcs et ecclésiastiques, et la Chambre des communes où siègent les députés élus des comtés et des villes. Charles Ier a commis des maladresses (levées d'impôts, arrestations arbitraires, dissolution de la Chambre des communes) qui luicoûtent finalement son trône et sa tête.
À partir de 1630, l’Angleterre connaît une opposition de plus en plus violente entre le roi(Charles I) et le parlement. Hobbes prend parti pour le roi, il quitte Londres en 1640 pour Paris et y reste en exil pendant 11 ans. Les parlementaires assimilent le roi à un tyran. Charles souhaite s'éloigner du calvinisme pour une confession plus traditionnelle etsacramentelle. En 1633, le roi, protestant, choisit l’évêque William Laud comme archevêque de Cantorbéry, pour régenter les affaires de. Dans les années 1630, plusieurs milliers de puritains se réfugient en Amérique du Nord.
Mais c’est la pression fiscale (Prélèvements obligatoires)qui met le feu aux poudres. En 1639, les Écossais se soulèvent contre l’introduction du prayer book dans la...
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