Analyse du personnage de m. gillenormand - les misérables

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3193 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
M. Gillenormand
Véritable classique de la littérature française, Les Misérables est un roman écrit dans les années 1830 par Victor Hugo. Cette œuvre décrit l’instabilité politique de la France après la Révolution, entre 1815 et 1832, tout en décrivant la société de l’époque. Nous retrouvons ainsi des personnages devenus familiers du grand public comme Jean Valjean, Cosette, Marius, Javert ou lesméchants Thénardier, reconnaissons des lieux bien réels, Paris, de même que des événements historiques, les barricades de 1832.
Mais les personnages déjà cités plus haut ne sont pas les seuls à développer l’intrigue : en effet, Hugo utilisait un très grand nombre de caractères de classes sociales, d’âge ou de mœurs très différents, avec une biographie respective rapportant leur passé afin derenforcer l’effet de vraisemblance. M. Gillenormand est l’un de ces multiples héros utilisé comme intermédiaire par Victor Hugo pour décrire un milieu bien précis : la grande bourgeoisie.
Désignation
Luc-Esprit Gillenormand est le grand-père de Marius. Il fait partie de la Grande Bourgeoisie et fréquente les salons (« Quoique bourgeois, M. Gillenormand était…; Les Misérables, Wikisource, Tome III,Livre 3, Chapitre 1) Son prénom composé, Luc-Esprit, fait sans doute référence à la religion catholique : l’évangéliste Luc et le Saint-Esprit. Il lui aurait été donné par son parrain. Son nom de famille laisse transparaître ses opinions politiques, étant donné que « -normand » pourrait se rapporter à la Normandie, région s’étant retournée contre les Montagnards au pouvoir durant la période de laTerreur, pendant la Révolution française.
Catégorie sociale
On a des indices quant à la catégorie sociale de M. Gillenormand. Nous pouvons voir que ce vieillard est un « vrai bourgeois complet et un peu hautain du dix-huitième siècle » (Les Misérables, Wikisource, Tome III, Livre 2, Chapitre 1).
De plus, on voit qu’il a été pratiquement ruiné par une de ses femmes : « Sa femme, la deuxième,avait administré sa fortune de telle façon qu’il restait à M. Gillenormand, quand un beau jour il se trouva veuf, juste de quoi vivre, en plaçant presque tout en viager, une quinzaine de mille francs de rente …» (Les Misérables, Wikisource, Tome III, Livre 2, Chapitre 5). Mais nous ne connaissons quand même pas l’origine de cette fortune.
Biographie
De sa jeunesse, peu d’information sontcommuniquées au lecteur. Il naquit à Moulins, ville du centre de la France, en 1740, de parents dont on n’apprend aucun détail. Il fit des études dans le collège de cette cité et fut couronné d’un titre lui aussi inconnu («…il avait été couronné de la main du duc de Nivernais… » ; Les Misérables, Wikisource, Tome III, Livre 2, Chapitre 4). Il est le cadet d’un frère prêtre, mort jeune. Il était décritcomme attiré par les femmes et bon amant. Agé d’une quarantaine d’années, il eut deux filles de deux femmes différentes : l’aînée ne s’est jamais mariée et a passé sa vie auprès de son père, la cadette, la mère de Marius, trouva la mort à 30 ans. Il aurait eu encore deux bâtards avec des servantes. Veuf et ruiné par sa seconde épouse, il déménagea à Paris, dans une maison héritée rue des Filles duCalvaire n°6.
Son véritable rôle dans l’histoire commence vers 1810 avec la mort de sa seconde fille. Il passe ses journées dans son appartement du quartier du Marais.
Le grand-père, royaliste ayant fuit la Terreur (1794), refuse à son gendre, républicain et soldat de l’armée napoléonienne de Waterloo, l’éducation de son petit-fils Marius. Le père doit accepter à contrecœur d’abandonner sonenfant pour ne pas le voir déshérité par son aïeul. Ce descendant est devenu une idole à laquelle Luc-Esprit s’est profondément attachée. En 1827, Marius Pontmercy apprend que son père ne l’a pas abandonné et qu’il est même un ancien héros de guerre. Déçu par les mensonges d’un grand père qu’il n’aimait déjà pas, l’adolescent devient républicain et se fait chasser de la maison M. Gillenormand....
tracking img