Analyse du romain la princesse de clèves de mme lafayette

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  • Publié le : 28 mai 2011
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Mme de La Fayette : « la Princesse de Clèves »

Roman historique, écrit au xviie siècle et se déroulant au xvie siècle. Cette œuvre est considérée comme le premier roman moderne de la littérature française et comme un des premiers romans d’analyse.
A) Etude du préambule.

1) « Je vais vous parler avec sincérité »
En oratrice consommée, la princesse use ici d’une première précautionoratoire : elle annonce au duc qu’elle va parler avec franchise. Sans doute va-t-elle lui tenir des propos qu’il ne tient pas à entendre.

2) « Je vais passer par-dessus toute la retenue. »
Poursuivant sur sa lancée, elle le prévient qu’elle va passer outre la réserve qui s’impose à une femme de son rang. En effet, comme elle s’apprête à lui faire un aveu d’amour implicite dans la phrase : « Néanmoins(…) si horrible malheur.» Elle veut éviter aussi que le duc ne se formalise (=ne s’offense) de l’audace dont elle va faire preuve en lui disant qu’elle l’aime. Tant il est vrai qu’il était incongrue (inconvenant) pour une femme de son époque (XVIIe) et de son éducation (aristocratie) de prendre l’initiative d’une déclaration d’amour.

3) « Je vais passer par-dessus tout la délicatesse »
Direqu’elle ne va pas se montrer délicate, c’est dire qu’elle ne va pas le ménager et, en l’occurrence, qu’elle va peut-être se montrer cruelle à son égard. En effet, dans les 3dernieres proposition de la phrase : « Néanmoins (…) si horrible malheur.», elle avertit que des raisons insurmontables l’empêche de l’épouser. La princesse vise à avertir la déception qu’elle s’apprête à infliger au duc.« Je vous conjure de m’écouter sans m’interrompre »
Si la princesse supplie le duc de ne pas l’interrompre, c’est sans doute qu’elle ne se sent pas très sure d’elle-même. La moindre intervention verbale ou gestuelle du duc serait de nature à faire fondre ses résolutions comme neige au soleil tant il est qu’en l’avertissant qu’elle ne l’épousera pas, elle suit plutôt son raisonnement que son cœur.« Je crois devoir à votre attachement la faible récompense de ne vous cacher aucun de mes sentiments et de vous les laisser voir tels qu’ils sont »
Si la princesse à choisis de se montrer franche et sincère, c’est parce qu’elle pense que c’est bien la moindre récompense en échange de l’amour que le duc lui voue. Cette phrase fonctionne comme une 1ère justification de son parti-pris desincérité qui est le sien.

« Ce sera apparemment la seule fois de ma vie que je me donnerai la liberté de vous faire paraître mes sentiments. »
La princesse souligne ici qu’une situation exceptionnelle autorise un comportement exceptionnel. Cette phrase fonctionne donc comme une 2ème justification de son parti-pris.

« Néanmoins je ne saurais vous avouer, sans honte, que lacertitude de n’être plus aimé de vous, comme je le suis, me paraît un si horrible malheur que, quand je n’aurais point des raisons de devoirs insurmontables, je doute si je pourrais me résoudre à m’exposer à ce malheur. » (+ analyse logique)
_Sens des 3premières propositions :
-Reconnaître qu’elle souffrait si le duc de Nemours ne l’aimait plus autant demain qu’aujourd’hui, c’est avouerimplicitement qu’elle l’aime. Ces 3 premières propositions correspondent à un aveu pudique et implicite d’amour.
_Sens des 3dernières propositions :
-La princesse laisse entendre que si elle n’avait pas de raisons insurmontables, elle serait incapable de courir le risque de ne plus être aimée de lui en refusant de l’épouser mais elle a des raisons de devoirs insurmontables qui vont la pousser à courirce risque.
Traduisons plus simplement cette phrase complexe : « Je vous aime mais je ne vous épouserai pas. »

4) « Néanmoins je ne saurais vous avouer, sans honte, que la certitude (…) m’exposer à ce malheur. »
_Rôle des 3premières propositions :
-Elle use ici d’une 4ème et dernière précaution oratoire : que le duc n’aille pas croire que si elle ne l’épouse pas, ce n’est pas...
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