Analyse financiere

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  • Publié le : 29 juin 2010
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I N T R O D U C T I O N

Tous les pays, mais particulièrement les pays en voie de développement, ont à faire face au problème économique fondamental que pose l’affectation d’un volume limité de ressources pour couvrir des besoins énormes et diversifiés.

L’investissement est, en effet, un facteur par excellence de la croissance économique.
Certes, un gros effort d’industrialisation estune condition sine qua non de la solution de tous ou presque tous les problèmes qu’ont à résoudre ces pays. Mais il ne s’en suit pas pour autant que la création ou l’extension de n’importe quelle activité industrielle constitue toujours un apport positif et à la réussite industrielle et commerciale de l’entreprise en cause n’est même toujours un apport positif et à la réussite industrielle etcommerciale de l’entreprise en cause n’est même toujours une preuve à cet égard.

Malheureusement, l’impatience, bien naturelle, qu’on avait de passer à l’action et de renverser tous les obstacles, a fait qu’on s’est souvent lancé dans les projets, qui n’ont guère contribués au progrès économique et qu’ils l’ont même entravé.
Ces investissements massifs et rapides se sont traduits par beaucoupd’effets pervers (surcoût - dépendance - endettement - etc......) allant dans le sens de l’accentuation du sous-développement.

Les raisons de ce dérapage sont nombreuses : erreurs de localisation, de dimensionnement, dépassement de coût, des faillites retentissantes, et paradoxalement on assiste à des renflouements sur fonds publics de grandes entreprises.

L’importance de ces erreursest un phénomène mal apprécié, sans doute l’erreur est elle humaine et aucune technique ne permettra d’interdire à jamais les investissements nombreux qui mettent à genoux certains entreprises, voir certains pays . Mais au moment où apparaît à l’horizon le spectre d’une crise économique et financière de grande ampleur, il est permis de se demander si un minimum de rigueur a été respecté dans lesdémarches qui ont conduit à la réalisation des grands programmes d’investissements de nombreux pays au bord de la banqueroute. Car enfin, si les programmes d’investissements qui sont à l’origine du formidable endettement qui ébranle actuellement le système financier et bancaire mondial, avaient été correctement conçus et réalisés, nous n’enserrons pas là

Il n’est pas douteux qu’un des facteursqui compromettent les bienfaits de l’industrialisation dans les pays en voie de développement est l’incapacité où l’on est, faute de connaissance, de formuler un projet dans des termes qui permettent d’en évaluer la rentabilité réelle sur une base aussi solide que possible de l’intérêt particulier de l’entrepreneur qu’au regard de l’intérêt collectif.

La qualité des études depréinvestissement n’a pas suivi le progrès d’une demande de plus en plus complexe. Leur niveau et leur profondeur ne permettent pas toujours de prendre des décisions rationnelles aux stades successifs du processus de préinvestissement.

Cette insuffisance entraîne une mauvaise affectation des ressources, des périodes de gestation prolongées, un gonflement excessif d’investissement, etc...

Lebesoin de telles études, se fait sentir plus dans les pays en voie de développement dont la planification est médiocre ou insuffisante.
Les pays en développement ont acquis une expérience mitigée en matière d’études de préinvestissement. Celles-ci ont souvent été associées aux besoins d’équipement ou ont fait partie de projets clefs en main, sans que les difficultés et les problèmes du projet aientété suffisamment signalés. Dans d’autres cas, les études de ce genre sont fondées en grande partie sur l’expérience acquise dans les pays développés avec des projets comparables et se sont révélées inapplicables dans les conditions locales. Parfois, le coût de certaines études a été démesurément élevé par rapport à l’investissement prévu pour le projet. Certains pays en développement s’en sont...
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