Analyse jacques le fataliste

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  • Publié le : 8 décembre 2011
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DIDEROT, Jacques le Fataliste, 1796, éd. GF

Analyse du texte de la page 92 à la page 99

Jacques à cheval, était sur le point de reprendre l'histoire de son capitaine, qui fût interrompue plus tôt et dont son maître était impatient de connaître la suite.
Cependant le voyage connait une nouvelle péripétie et par conséquent le récit s'en trouve coupé une seconde fois. En effet, pour laseconde fois le cheval de Jacques le dérive de son chemin premier et le mène tout droit aux fourches patibulaires.

Après ce positionnement dans le contexte de l'histoire sans suit une première partie constitué d'un dialogue entre Jacques et son Maître.

Suite à cette réitération du cheval, Jacques se demande si cela est un avertissement d'un destin de mort proche. Mais encontradiction à son habitude Jacques ne se fie pas à « (...)ce qui est écrit là-haut(...) » il en doute (car se pose la question). La philosophie fataliste habituellement défendue par Jacques s'en trouve écartée et mise en cause par celui-la même. Alors que son maître, lui, qui est habituellement contre cette philosophie, paraît persuadé que en effet ceci est le signe d'un destin irrévocable, « (..) n'endoutez pas(..) », « (..)l'arrêt du destin prononcé deux fois par votre cheval s'accomplira (...)».
Les rôles d'opinion sont ainsi inversés.

De plus cette attitude du maître est inhabituel, il apparaît comme insensible à cette destiné, alors qu'on a pu remarquer auparavant que le maître ne pouvait vivre « (...)sans sa montre, sa tabatière et sans Jacques (...) ». En effet, ici à ce momentprécis du récit , le maître ne désire qu'une chose, que Jacques arrête de se lamenter et surtout qu'il continu de conter l'histoire de son capitaine, avant qu'il ne décède.
Le maître en arrive à un point où il prend même les devant ; et pardonne Jacques de tous les vols qu'il aurait pu commettre, avant même que Jacques n'ai pu dire un mot.
Ici, le maître est même près à rabaisser son honneur car siJacques lui avait volé quelque chose, il est près à lui donner son bien dérobé. Tout cela simplement afin qu'il continu l'histoire de son capitaine.
Ceci, montre à quel point le personnage du maître est infantile et irresponsable.

Seulement son entreprise échoue car à l'inverse, Jacques s'éloigne du récit pour s'interroger et se défendre d'aucun vol ou meurtre qu'il n'aurai commis.
S'en suit undébat de Jacques sur le pourquoi du comment il serait pendu , amenant à sa conclusion que la fatalité serait qu'il assisterai à une pendaison mais pas la sienne.

Comme vue précédemment, ici Jacques change totalement de réaction vis-à-vis de la fatalité, «(..) il est peut-être écrit là-haut(..) » au lieu du traditionnel « (..)c'est écrit là-haut (..)», et l'emploi du terme«(..) quiproquos (..)» pour désigner son destin funeste.

Ainsi on voit que quand le sujet touche sa propre vie et d'autant plus pour une accusation qu'il n'a pas commis, Jacques s'énerve , et se déporte de sa pensée philosophique première soit le Fatalisme.
Il ne supporte pas que l'on se moque de lui et surtout de son désire de bien vivre, «(...) ces quiproquos-là sont affligeants (...)».
Après s'être auto-rassuré,il décide de reprendre le récit de l'histoire de son capitaine. Mais il est important de souligner que Jacques ne reprend pas le récit suite à l'impatience et aux multiples demandes de son maître, mais par son propre grès.
Cela appuie d'autant plus, sur la place du valet dans ce « couple », la valet apparaît comme supérieur au maître car son pouvoir de décision est plus fort, et par conséquent ilse permet de faire languir son maître.

La deuxième partie de cette extrait est composée du récit de l'histoire du capitaine de Jacques, mais qui sera plusieurs fois interrompue par Jacques et sa peur que le cheval ne recommence à le mener à des fourches patibulaires, « (..)Maudite bête, tiendras- tu ta tête droite? (..) », « (..)Vas donc où tu voudras! Il y t-il encore là quelque...
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