Analyse d'un chapitre du tiers livre

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  • Publié le : 12 avril 2010
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Mélange culturel
L’œuvre de Lexis Carroll, Alice au pays des merveilles, peut être considérée comme une histoire pour enfants, surtout si l’on tient compte de l’adaptation cinématographique de Walt Disney. Pourtant, les enfants apprécient plus ou moins cette œuvre, qu’ils considèrent comme trop flyée, un peu étrange, trop compliquée. Effectivement, il s’agit d’un conte plutôt complexe, quicomporte de nombreuses allusions que seuls les adultes peuvent comprendre. Pourtant, ces derniers continuent de considérer cette histoire comme enfantine, ils ne s’y intéressent pas donc davantage. L’œuvre de François Rabelais se retrouve dans une situation semblable. Elle comporte de nombreux éléments populaires, ce qui ne plait pas aux érudits, mais s’inspire largement du mouvement humanisme, ce quila rend trop complexe pour le peuple. Dans ce texte, nous verrons comment Rabelais s’inspire des fabliaux, comment il intègre la culture humanisme à son texte et finalement, comment il réussi habilement à mêler les deux, et du même coup, le lecteur.
François Rabelais, célèbre écrivain humanisme français, a également étudié la médecine et possède une formation en théologie. Cet homme trèsinstruit a manifesté très tôt une curiosité pour le mouvement humaniste et a dévoré presque tous les textes antiques que l’invention de l’imprimerie lui permettait de découvrir. Plus tard, il correspond avec plusieurs humanistes célèbres dont Guillaume Budé et s’inspire beaucoup de ce mouvement lorsque vient le temps pour lui, d’écrire ses propres textes. Mais en même temps, Rabelais s’amuse àpuiser dans le folklore et la tradition orale populaire. Il publie Pantagruel et Gargantua, romans devenus aujourd’hui de grands classiques et qui racontent les aventures rocambolesques de personnages imaginaires. Dans le Tiers livre, Pantagruel est de retour accompagné cette fois de son ami Panurge. Tout deux entreprendront une longue quête afin de trouver LA réponse à une question qui n’en a pas.Dans ce chapitre, Pantagruel propose à son compagnon d’interpréter ses songes afin de, peut-être, obtenir une réponse.
Le Tiers livre déplait aux savants, car il contient plusieurs traces de la culture populaire du Moyen-âge. En effet, comme dans la plupart des fabliaux, Rabelais aborde le thème du mari cocu. C’est évidemment ce thème qui conduit le fil du récit, et on le met en évidence dans cechapitre avec la phrase « que les songes des cocus cornus comme le sera Panurge. » (p.365) Ce sujet, fort exploité au Moyen-âge, est un thème de la vie de tous les jours, un peu grossier et pas très recherché. Ensuite, le thème de la nourriture est omniprésent dans ce chapitre du Tiers Livre, ce qui n’est pas sans rappeler les ouvrages populaires médiévaux. En effet, une grande conversation sur lesouper s’engage lorsque Panurge demande « Faudra-t-il peu ou beaucoup souper ce soir? » (p.363) le sujet revient ensuite avec les phrases : « ne mangeassent rien de tout le jour et ne bussent du vin trois que jours avant, » (p.363) « à souper, ni fèves, ni lièvres, ni d’autres chairs, ni poisson, ni choux, ni d’autres viandes, » (p.364) « de bonnes poires cressanes et bergamotes, une pomme decourt pendu, quelques pruneaux de Tours et quelques cerises de mon verger. » (p.364) Ce sujet, encore une fois très familier renforce le côté populaire du texte, et cela nous amène aux fabliaux qui puisaient leurs thèmes dans les actions quotidiennes. Rien de bien bien savant, d’où le désintérêt des hommes bien instruits. Par contre, le texte de Rabelais est loin d’être qu’une simple fable, etlorsque que l’on le relit attentivement, on remarque qu’il contient autre chose, quelque chose qui prouve que l’auteur est bel et bien un érudit.
En effet, Le tiers livre contient beaucoup de traces de la culture humanisme de la Renaissance, car, en autre, le texte comporte énormément de revois aux textes et aux auteurs antiques. On le constate lorsque Pantagruel nous parle « [d’] Hippocrate,...
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