Analyse d'un roman de b. tirtiaux: "le puisatier des abîmes"

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2604 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 11 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
-------------------------------------------------
Le puisatier des abîmes de Bernard Tirtiaux : une contre-utopie futuriste ? Oui mais,…

A. Fiche technique

Auteur : Bernard Tirtiaux
Nationalité : Belge
Titre : Le puisatier des abîmes
Editeur : Denoël (Gallimard pour la version « poche » utilisée ici)
Date de publication :1998
Lieu de publication : Paris
Nombre de pages : 395Format : 11/18
Collection : Folio
Numéro dans la collection : 3357
ISBN : 2-07-041362-4
Prix public : 280 bef
Genre : Contre-utopie
L’histoire en quelques mots : Dans son journal, Antonin Carvagnac raconte la formidable histoire de ses parents. Alors que la Terre semblait perdue par la pollution, ils ont su trouver un procédé révolutionnaire permettant d’éliminer les déchets les plus nocifs etsurtout mobiliser autour d’eux les énergies et les capitaux de tous ceux qui partageaient leur idéal. Bien sûr, dans ce monde gouverné par le besoin de puissance et l’économie de marché, de tels rêves dérangent et tout est fait pour les briser. Le roman raconte ainsi les luttes entre l’autorité et l’idéal incarné notamment par le milliardaire Nielsen. Celui-ci, grâce aux dons d’Antonin (fabuleuxmanipulateur d’images), livre chaque mois un message d’espoir (teinté de la philosophie du « Prince ») à tous les humains pensant que la discrimination « horoscopique », la pollution, l’autoritarisme et la manipulation des médias ne peuvent durer.
Organisation du texte : De nombreux chapitres, inégaux dans leur longueur, relatant un ou plusieurs jours du journal d’Antonin.
Thèmes : protection del’environnement, discrimination, mensonge de l’image, avenir du monde, totalitarisme, amour.
Cadre spatial : Dans les « Etats Unifiés d’Europe » et plus particulièrement en France et en Belgique. Le roman se termine par un séjour à Cuba.
Cadre temporel : Quelque part dans un futur proche, difficile à situer exactement. Le journal est écrit du 2 juin au 20 avril. Puisque l’on suit les penséesd’Antonin, il y de fréquents flash-backs.
Héros : Antonin Carvagnac
Age du héros : 27 ans lorsqu’il commence son journal
Personnages principaux : Alexandre et Tamara Carvagnac (ses parents), Tadeusz Nielsen, Esther, Borganov, Astrid Galaxy
Voix narrative : Narration en « je » (rédigé sous forme de journal intime)
Public-cible : Elèves du troisième degré et adultes
Cote d’amour : 10/10
Pour allerplus loin en lecture individuelle : Les précédents romans de Tirtiaux (« Le passeur de lumière » et « Les sept couleurs du vent », tous deux en Folio), « Citadelle » de Saint-Exupéry, tous les livres traitant de la défense de l’environnement.
Pour aller plus loin en classe : Une étude du genre utopique et contre-utopique, allant d’ « Utopia » de Thomas More au « Meilleur des mondes » d’AldousHuxley serait un excellent point de départ pour un travail en interdisciplinarité portant sur les possibles réalisations de ce que propose l’auteur, ainsi que sur les différentes réflexions menées au fil du temps sur le sujet.

En bref :
Avec son troisième roman, Bernard Tirtiaux quitte l’atmosphère moyenâgeuse et le monde du compagnonnage pour nous livrer un véritable roman de science-fiction dansce que le genre nous propose de plus sobre et de plus inquiétant.
Sans se départir d’une écriture qui, bien souvent, relève de la poésie, l’auteur nous met en garde contre ce que le Progrès pourrait nous apporter de pire : la ruine de notre planète par la pollution et la fin de la liberté de conscience de l’être humain au profit d’une pensée unique et peu hostile au pouvoir en place.
Avecbeaucoup de délicatesse lorsqu’il évoque ceux qu’il aime, Antonin (le narrateur) raconte l’histoire d’hommes et de femmes qui se battent pour que le pire recule.
Une contre-utopie à méditer, qui procurera de grands plaisirs, mais aussi bien des craintes quant à notre avenir.
B. Commentaire

Ce troisième roman de Bernard Tirtiaux nous plonge dans un univers qui, tout en n’étant pas le...
tracking img