Andromaque

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  • Publié le : 29 mars 2011
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Jean Racine, né à La Ferté-Milon le 22 décembre 1639 et mort à Paris le 21 avril 1699, est un dramaturge français considéré comme l'un des plus grands auteurs de tragédies de la période classique de la France de Louis XIV. Issu d'une famille de petits notables et vite orphelin, il est élevé par sa grand-mère et sa marraine, et reçoit une solide éducation littéraire marquée par le jansénisme. Ilchoisit ensuite de se consacrer à la littérature et particulièrement au théâtre. Le succès d'Andromaque en 1667 ouvre une décennie de grande création. Racine abandonne le théâtre, devient historiographe du Roi et entre à l'Académie française en 1672. Nous allons étudier une des ses œuvres intitulée Andromaque. Inspirée de la mythologie antique Andromaque date de 1667. Parmi le siècle duclassicisme, retraçant l'épisode de la guerre de Troie où de nombreux conflits amoureux éclatent, se trouve celui dont Hermione, l'amante de Pyrrhus est confrontée. Délaissée par celui qu'elle aime, la jeune femme, sous l'emprise de la jalousie ordonne alors à Oreste d'exécuter son bien-aimé. Désemparée par sa solitude, elle se questionne longuement lors de la première scène de l'acte V sur l'ordre qu'ellevient d'ordonner. Ce dernier acte ouvre un monologue tragique et déclencheur des événements à venir. Hermione, un personnage haletant ? Pour répondre à cette problématique, il conviendra dans un premier temps d’analyser ce monologue afin de démontrer qu’il est délibératif et lyrique et de montrer ensuite la mise en scène du conflit intérieur dont est victime Hermione.
I / Un monologuedélibératif et lyrique
Hermione, jeune femme amoureuse de son fiancé Pyrrhus, s’adresse dans ce monologue à elle-même qui est sans doute délibératif. Au sein de ce texte, les vers 1 à 14 sont portés sur la douleur d’Hermione. Elle utilise le pronom personnel « Je » Vers 1 « Où suis-je ? Qu’ai-je fait ? Que dois-je faire encore » mais également le vers 7 « L’ai-je vu s’attendrir, se troubler un moment ?» Hermione se pose des questions et y répond formellement en introduisant des phrases interrogatives Vers 10 « Semblait-il seulement qu’il eut part à mes larmes ? » et le vers 2 « Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? » montrant la folie qui gagne Hermione. Ce monologue renferme une grande émotion. En effet des phrases exclamatives donne un point ferme a ses mots, a ses doutes, a sadouleur d’avoir été trahie si lâchement pour une autre Vers 5 « Le cruel ! De quel œil il m’a congédiée » Vers 14 « Et prête à me venger je lui fais déjà grâce ! » Des points de suspension mettent eux aussi cette idée en avant Vers 37 : « Devant qu’il expire… » On voit bien ici qu’Hermione est perdu, et n’a plus d’autres solutions pour venger son fiancé. Ces interrogations et exclamations ontune valeur affective. De plus, la présence d’interjection comme « Ah ! » Vers 4 « Hé quoi » Vers 29, marquent un sentiment vif, une émotion spontanée. De plus, il y a des contradictions intérieures : indifférence de Pyrrhus qui s’oppose à l’amour durable d’Hermione : Vers 6 à 10 « Sans pitié, sans douleur au moins étudiée. / L’ai-je vu se troubler et me plaindre un moment ? / En ai-je pu tirerun seul gémissement ? /Muet à mes soupirs, tranquille à mes alarmes, / Semblait-il seulement qu’il eût part de mes larmes ? » Sa passion pour Pyrrhus avec un amour aveuglé par la haine. On ressent la cruauté de celui-ci devant les larmes d’Hermione. Les vers 15 à 28 montrent le triomphe de Pyrrhus à vouloir qu’Hermione abandonne son amour pour lui. On voit que la jalousie n’aveugle plus Hermione :on constate un changement de vocabulaire et de rythme : Vers 15 à 20 : « Non, ne révoquons point l’arrêt de mon courroux ; / Qu’il périsse ! Aussi bien qu’il ne vit plus pour nous. Le perfide triomphe et se rit de ma rage / Il pense voir en pleurs dissiper cet orage ; Il croit que, toujours faible et d’un cœur incertain, / Je parerai d’un bras les coups de l’autre main. » Les phrases longues...
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