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  • Publié le : 18 mai 2011
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r plusieurs procédés son horreur et son côté traumatisant.

En effet, la situation initiale nous plonge dans le présent de Camille qui s’amuse presque dans la barque en compagnie de Thérèse etLaurent. En témoigne le champ lexical de la « farce » utilisé au début du récit « chatouilles, plaisanteries, éclata de rire ».
Pourtant le premier mot de l’extrait du texte analysé est « Alors »,démontrant ainsi le début d’une péripétie : celle de l’étranglement. « Laurent serra plus fort », ne laisse aucun doute sur l’auteur du crime et la finalité recherchée de cet acte et ce relativement tôtdans l’extrait du texte étudié. Il n’y a plus à s’attarder sur le début de la scène : l’auteur a recours à une autre valeur de temps, celle du passé simple soulignant l’action «serra, voulut, sentit, sedressa, lutta, appela, enfonça, tomba » et utilise bien d’autres champs lexicaux. Tout d’abord celui de la « lutte des corps » qui décrit l’acharnement et l’intensité du crime, via le vocabulaire del’anatomie : « figure, main, cou, gorge, yeux, tête, dents, chair », et via le vocabulaire du combat : «serra, bête qui se défend, serrant, enfonça, arracher, victime, tomba». Ensuite, celui de «l’horreur » qu’Emile Zola met en avant en ponctuant son récit de maints adjectifs qualificatifs tels que « figure effrayante », « main rude », « épouvante vague », « spectacle horrible », « voix étoufféeet sifflante », « effrayante contraction », « cris sourds ».
Par ailleurs, telle une caméra, l’auteur braque notre regard sur Thérèse qui est désespérément appelée au secours par Camille « Thérèse !Thérèse ! », cette répétition de son prénom suivi d’un style indirect « appela t’il d’une voix étouffée et sifflante » ne fait que renforcer cette détresse impuissante. Et c’est donc vers Thérèse quel’on se tourne, presque traumatisé comme elle devant cette scène. Les mots qui la décrivent « yeux grands ouverts fixés […]Elle était rigide, muette » nous figent devant l’horreur. Emile Zola nous...
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