Angoisse et le tragique

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L’ambiguïté du rapport de l’homme à l’angoisse Au moment où il est averti de ne pas manger des fruits de l’arbre au paradis, Adam a pris conscience de sa liberté .Au moment où il n’y a dans Adam que la possibilité de pouvoir, il commence à éprouver un sentiment de vertige face à l’infini des possibilités qu’engendre sa liberté. Cette possibilité de pouvoir se présente comme une expression supérieure d’angoisse parce qu’ainsi à ce degré plus élevé elle (l’angoisse) est et n’est pas, il l’aime et il la fuit .
Fuir l’angoisse, l’homme ne le peut, car il l’aime ; l’aimer vraiment, non plus car il la fuit.
L’angoisse posée dans l’innocence (avant de commettre la faute) est décrite alors comme une quête d’aventure, de monstrueux, de mystère.

Même ambiguïté du rapport liant le spectateur à la scène : ce rapport ambiguë d’amour et d’attraction mêlé en même temps à des sentiments souffrants de crainte et de pitié.Ce rapport ambiguë est décrit par les mots de Touchard comme suit :
« Comment se fait-il qu’un spectacle de haine, de trahison, de déchirure ou de mort apporte une joie profonde au spectateur ? Qu’allons-nous chercher au théâtre ? et qu’est-ce qui nous y ramène sans cesse, si nous n’y voyons que l’image de nos desespoires ? »
D’une part j’ai eu du plaisir à m’identifier au héros, en raison de sa puissance, car c’est lié à un héros construit devant moi de pouvoir surnaturel, d’autre part il satisfait en moi des instincts que la civilisation, l’éducation, et ce que les psychologues appellent le sur-moi, m’interdisent normalement d’assouvir car, à tort ou à raison, ils les condamnent. Je n’assiste pas à la tragédie pour voir souffrir, j’y assiste pour souffrir avec le héros, mais je sais qu’il n’existe pas, donc je joue à souffrir comme l’enfant, à éprouver la crainte sans qu’elle soit mêlée à un sentiment de faiblesse, mais au contraire associée à un sentiment de force » .
Mais j’éprouve du plaisir à m’identifier à un héros qui les exercent.

Le

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