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ANTHOLOGIE DE POESIE

Le voyage

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LUC Camille
1e ES2

Préface.

XVIème

La Pléiade

Les membres de la Pléiade imitent les auteurs gréco-romains dans le but de les dépasser. Ils imposent l’alexandrin, l’ode et le sonnet comme des formes poétiques majeures et abordent les quatre principaux thèmes de la poésie élégiaque : l’amour, la mort, la fuite du temps et la nature.Désireuse d'exploiter toutes les ressources de la langue française, l'école de la Pléiade développe une poésie fondée sur l'imitation des modèles antiques.

Écrivains représentatifs : Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay, Pontus de Tyard, Jacques Peletier du Mans, Rémy Belleau, Jean-Antoine de Baïf et Étienne Jodelle. Puis Jean Dorat, à la suite de la mort de Jacques Pelletier du Mans.

2)

Joachimdu Bellay[] est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou, et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, la Défense et illustration de la langue française. Son œuvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque et satirique, écrità l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557. On y trouve son poème le plus célèbre :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer lacheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

1)Ronsard, fils d'un chevalier, est né en septembre 1524 dans le Château de la Possennière, près de Vendôme. Il s'installe à Paris en 1544. C'est là qu'il contribue à former la Pléiade, groupe d'écrivains qui se donnent comme mission d'enrichir la langue français et de créer une véritable littérature française. Grand humaniste, il devient le poète le plus important du groupe avec Joachim duBellay, qui rédige en 1549 la Défense et Illustration de la langue française. Ce manifeste a comme ambition de défendre le français contre ses détracteurs, d'enrichir son vocabulaire et ses tournures (par des apports étrangers essentiellement) et de composer des œuvres inspirées des auteurs grecs et latins, en leur empruntant des formes anciennes comme l'ode, l'élégie, l'épopée ou la tragédie.

Levoyage de tours

C'était en la saison que l'amoureuse Flore

Faisait pour son ami les fleurettes éclore

Par les prés bigarrés d'autant d'émail de fleurs

Que le grand arc du ciel s'émaille de couleurs;

Lorsque les papillons et les blondes avettes,

Les uns chargés au bec, les autres aux cuissettes,

Errent par les jardins, et les petits oiseaux,

Voletant par les bois de rameaux enrameaux,

Amassent la becquée et parmi la verdure

Ont souci comme nous de leur race future.

Thoinet, au mois d'avril passant par Vendômois,

Me mena voir à Tours Marion que j'aimois,

Qui aux noces était d'une sienne cousine;

Et ce Thoinet aussi allait voir sa Francine,

Que Vénus enfonçant un trait plein de rigueur

Lui avait d'une plaie écrite dans le coeur.

Nous partîmestous deux du hameau de Coutures;

Nous passâmes Gastine et ses hautes verdures,

Nous passâmes Marré, et vîmes à mi-jour

Du pasteur Phelippot s'élever la grand tour

Qui de Beaumont-la-Ronce honore le village

Comme un pin fait honneur aux arbres d'un bocage.

Ce pasteur, qu'on nommait Phelippot, tout gaillard,

Chez lui nous festoya jusques au soir bien tard.

De là vînmes...
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