Animal politique

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  • Publié le : 17 septembre 2010
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PRÉPARATION

Cerner les enjeux
• Ce texte met au service de sa thèse « l’homme est un animal politique » différents types d’explications. Il convient de bien les distinguer pour montrer en quoi elles se complètent. Pour ce faire, on prendra garde de ne pas accumuler les arguments mais de mettre en évidence la progression du texte et la façon dont Aristote lie les concepts de société, delangage et de morale. • De plus, l’auteur commence par poser la thèse métaphysique du finalisme, qu’il faudra rapidement identifier puis développer tout au long du texte.

Éviter les erreurs
• Ce texte met en relation morale et politique, mais attention, la politique est l’instrument qui permet à l’homme de s’accomplir en tant qu’être moral, et ce n’est pas l’inverse. • Il convient aussi de ne pasfaire de contresens sur le rôle du langage dans la mise en commun de valeurs morales : c’est parce que les hommes peuvent exprimer les mêmes valeurs qu’ils forment des communautés et ce n’est pas le besoin de dialoguer qui les rassemble ici.

PRÉSENTATION

Introduction
Dans La Politique, Aristote appuie ses principes de philosophie politique sur un présupposé métaphysique : le finalisme. Tout aune cause finale. Cet extrait montre précisément que si les hommes forment des sociétés c’est pour mieux réaliser ce qui est au fond de leur nature. Comprendre l’homme, c’est le comprendre dans son rapport aux autres. Qu’est-ce qui conduit les hommes à former des sociétés ? Est-ce par une tendance naturelle, un calcul intéressé ou le fruit du hasard ? Dans cet extrait, Aristote privilégie lasociabilité naturelle. L’homme est un animal politique et tout être exclu de la cité ne peut être un homme. Comment ? Grâce au langage qui amène les hommes à vivre ensemble. Pourquoi ? Parce qu’il permet d’exprimer leurs valeurs morales communes.

©HATIER

Développement
Première étape
Dans une première étape du texte (du début à « à la fois la fin et le meilleur »), Aristote s’appuie sur lefinalisme pour montrer que si les familles se regroupent en cités, cela va dans le sens d’une réalisation naturelle. Il procède par une analyse qui va du plus simple au plus complexe. Il a montré précédemment que l’homme tendait à vivre en couple, puis en famille, puis en village puis en cité, dans la mesure où ce qui chaque fois lui permettait de réaliser, d’actualiser ce qu’il est en puissance,c’est l’association avec d’autres hommes, par un jeu de complémentarité.

Deuxième étape
L’auteur va, lors d’une deuxième étape (jusqu’à « tric-trac »), énoncer sa thèse : l’homme est un animal politique. Cette définition de l’homme est accompagnée de son corollaire : « la cité fait partie des choses naturelles ». En effet, si la sociabilité de l’homme est un phénomène naturel, et non pas culturel(c’est-à-dire le fruit d’une transformation de sa propre nature), alors le fait d’être rassemblés en une même cité constitue pour les hommes une évolution qui lui est destinée. Aristote va alors expliciter son propos grâce à un contre-exemple. Celui qui est hors de la cité est soit au-dessus de l’humanité, « un être surhumain », autant dire un Dieu, soit en dessous de l’humanité, « un être dégradé», autant dire une bête. Il sera alors « passionné de guerre » et ne réalisera plus son essence sociale. Il ne pourra plus s’accomplir en tant qu’être politique, il ne peut plus être un homme. Mais si l’homme ne peut pas exister en dehors de la cité, sous peine de perdre son humanité, qu’est-ce qui peut garantir par ailleurs qu’en se regroupant avec ses congénères, il ne vive pas non plus comme unanimal grégaire ?

Troisième étape
Dans un troisième mouvement (jusqu’à « doué de parole »), Aristote va expliciter sa définition en affirmant que la différence spécifique entre l’homme et l’animal grégaire se situe dans le langage. Selon quel moteur la cité se constitue-t-elle différemment d’un troupeau ? Aristote va partir alors d’un présupposé métaphysique pour répondre à cette question...
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